Erkan 31 ans, Adem, 42 ans, Abdurrahman, 43 ans ont été reconnus coupables devant le tribunal correctionnel d’avoir frappé des policiers qui ont été amenés à intervenir à l’hôpital après une bagarre familial au sein des urgences ! Mustafa, 59 ans, a bénéficié d’une simple déclaration de culpabilité pour avoir été porteur d'un couteau à cran d'arrêt. Les autres ont écopé de peines allant de 6 à 10 mois de prison avec sursis pour ce qui excède la durée de la détention préventive. 

 Le 19 février 2015, vers 16 heures, la police a été appelée à intervenir au sein des locaux des urgences de l’hôpital Saint-Joseph à Liège. Peu avant, le personnel soignant a appelé au secours car une violente dispute familiale avait lieu à l’endroit. Selon la déclaration des appelant, les protagonistes en venaient aux mains et perturbaient la quiétude des lieux. Une patrouille composée de deux policiers s’est rendue sur place. 

 Lorsque les inspecteurs sont arrivés, ils ont découvert un groupe de personnes qui se trouvaient à l’extérieur. Parmi ce groupe se trouvaient les suspects. Le groupe d’individus a confirmé qu’il était bien celui recherché. Les intéressés ont "invité" la police a quitter les lieux, la situation étant solutionnée, leur présence n’était pas souhaitée ! 

 Adem a alors posé la main sur l’épaule d’un des inspecteurs, le guidant vers un départ des lieux… Le suspect a été invité à cesser son comportement. La police a demandé aux personnes présentes de présenter leur carte d’identité. Adem a toisé les policiers du regard et leur a signalé qu’ils n’avaient qu’à consulter leurs ordinateurs pour connaître son nom car il n’avait pas sa carte d’identité. Il lui a été signalé qu’un procès-verbal serait rédigé. 

 Erkan est alors arrivé derrière son frère, le bras armé pour porter un coup de poing. Le policier a saisi Erkan à la gorge pour l’empêcher de le frapper. Adem a saisi le policier par son gilet.  Ce dernier a été projeté par trois personnes contre un bac à fleurs et a reçu des coups de poing. 

 Alors que la policière a porté des frappes à Erkan pour le faire lâcher prise, elle a été arrêtée dans sa manoeuvre par Abdurrahman. Il s’est jeté sur elle, l’a étranglée et l’a projetée au sol. Il lui a porté des coups. Les inspecteurs ont reçu des coups de plusieurs individus du groupe. 

 Le premier policier a sorti sa matraque télescopique, mais celle-ci a été saisie par Erkan. Le policier a utilisé son spray lacrymogène. Erkan a menacé la policière, mais cette dernière a mis sa main sur son arme, Erkan a alors laissé tomber la matraque. 

 L’inspectrice a réussi à maitriser l’individu avec l’aide d’un policier en congé, qui rendait visite à l’hôpital. Abdurrahman a tenté de passer un appel, mais le policier, craignant qu’il ne rameute de nouvelles troupes, l’en a empêché en lui portant un coup au poignet gauche puis un coup de matraque à la cuisse gauche pour qu’il se mette sur le côté.

 Les renforts ont fini par arriver et ont permis l’arrestation des suspects. Les prévenus ont nié avoir porté le moindre coups, mais les lésions ont été objectivées par des certificats médicaux et des témoins, contrairement aux coups que l’un d’eux a déclaré avoir reçu. De plus les prévenus ont fait des déclarations contraires concernant les faits.