Liège Le festival Voix de femmes revient du 10 au 26 octobre dans toute la Cité ardente.

Né en 1991 au Cirque Divers d’un réseau de femmes militantes, le festival Voix de femmes - organisé tous les deux ans - d’abord orienté musique et théâtre, grandit progressivement pour s’ouvrir dès 2013 à un champ d’action multidisciplinaire.

Après un changement de direction en 2017, le festival se réinvente en investissant divers lieux culturels liégeois, tout en affirmant davantage "un ton militant et féministe", souligne Flo Vandenberghe, codirectrice du festival.

Sur le thème "Dé/ranger", le festival Voix de femmes revient pour une 14e édition du 10 au 26 octobre prochains. Le festival investira dix lieux de la Cité ardente, tous partenaires de cette édition : les Chiroux, KulturA, L’An Vert, Livre aux Trésors, La Halte, CPCR, le Cinéma Churchill, le Reflektor, Barricade et l’Armande.

Le festival s’étalera sur deux semaines, l’idée étant toujours de faire découvrir la création féminine sous toutes ses formes. Au programme cette année : musique, cinéma, ateliers, rencontres, littérature, expo, création sonore, théâtre… Et nouveauté pour cette édition : "Le cinéma, absent depuis 2013, fait son retour. Il y aura également de l’écoute collective et des ateliers pour enfants", précise Flo Vandenberghe.

Depuis 2016, l’ASBL Voix de femmes développe un projet d’accompagnement artistique "Curieuse Résidence", entièrement modulable et déployé sur une année. Lors du festival, carte blanche sera donnée à deux artistes résidentes : Cécile Barraud (2018) et Line Guellati (2019).

Un focus sera également réalisé sur les cultures inuites au travers de concerts et de projections, mais aussi sur les pratiques afroféministes, ce mouvement militant dont l’action se situe à l’intersection des discriminations racistes, sexistes et de classe sociale, qui s’est révélé durant la période d’émancipation féministe des années 1970 aux États-Unis, et qui trouve de nouvelles voix aujourd’hui.

Treize concerts sont également programmés cette année, allant de la prose arabe, aux vagues rétro turques en passant par l’électronique expérimentale, dont trois soirées de deux concerts au Reflektor.