Le gérant du night-shop vendait le matériel sur son comptoir sans protection.

Il y a quelques jours, la police de Liège a effectué une saisie de masques chirurgicaux vendus sur le comptoir d’un night-shop ! Le matériel était vendu à l’air libre entre les briquets et les chewing-gums sans la moindre protection.

La police a saisi plusieurs dizaines de masques litigieux et du gel hydroalcoolique. Le risque de contamination était important puisque tous les clients du magasin et les employés étaient au contact de ces masques vendus dans des conditions d’hygiène des plus douteuses.

Des personnes se sont plaintes car certains magasins se sont adonnés à la vente de matériel d’hygiène très prisé en cette période de pandémie de Covid-19. Parfois, malheureusement, quand les policiers arrivaient sur place, les stocks avaient été écoulés. Certains profitent de la crise pour vendre des masques chirurgicaux et du gel hydroalcoolique, parfois à des prix prohibitifs. Il y a un vide juridique à cet égard. Cette vente n’est pas interdite en tant que telle mais, eu égard au contexte, ce genre de commerce est particulièrement désagréable. En effet, en plus des bénéfices réalisés, les masques pourraient être contaminés.

Prix prohibitifs

Il n’est pas facile de remonter la filière d’approvisionnement car les vendeurs ne sont pas loquaces. Ce matériel, s’il est aux normes, devrait en priorité profiter aux personnes qui se trouvent en première ligne. "Lors d’une patrouille Covid, il y a effectivement eu une saisie de masques et de gel ", confirme-t-on à la police de Liège. "Il y avait également un problème de travail au noir." Les policiers réalisent des patrouilles pour vérifier que tous les magasins ferment à 22 heures. "Il faut voir quelles sont les dispositions d’ouverture, les autorisations, rien ne dit qu’ils ne peuvent pas le vendre", précise la police.

"Peut-être que d’autres magasins que des pharmacies seront autorisées à vendre ce type de matériel, mais il faut que cela soit fait dans des règles d’hygiène strictes, mais aussi que ce soit déclaré. Il n’est pas question de mettre en danger la santé des personnes. Il pourrait également y avoir des saisies si les objets sont vendus à des prix prohibitifs, mais il faut d’abord vérifier le prix de revient."