Liège Le site liégeois du Barbou est désormais doté d’un nouveau laboratoire.

Pour les futurs professionnels de la santé, pouvoir passer de la théorie à la pratique est devenu essentiel. C’est donc afin de permettre aux étudiants de pouvoir pratiquer en situation réelle que la Haute École de la Province de Liège (HEPL) a décidé d’innover. Ainsi, la catégorie paramédicale de la HEPL, laquelle totalise 3 800 étudiants, s’est dotée récemment, sur son site du Barbou, d’un nouveau laboratoire de simulation clinique.

Financé par la Province pour un montant de 50 000 euros, ce dernier, déjà opérationnel, a été présenté officiellement ce vendredi. Il permet donc aux étudiants en soins infirmiers de la HEPL de mettre en pratique les procédures et les gestes qu’ils ont appris. Et ce dans un environnement reconstitué, étant le plus proche possible de la réalité qu’ils connaîtront une fois diplômés.

Pratiquement, le nouveau laboratoire est composé de trois zones, à savoir en l’espèce une chambre équipée de mannequins et d’autre matériel ad hoc ainsi qu’un local technique surélevé d’où est gérée la retransmission et un local de débriefing d’où l’observation des étudiants a lieu. La simulation en question fait partie intégrante de la formation de ces derniers, et ce d’autant plus depuis le passage des études de trois à quatre années. Elle y est ainsi pratiquée depuis la première année de bachelier jusqu’aux années de spécialisations.

Plusieurs avantages de la simulation ont aussi été mis en avant ce vendredi en présence de responsables dont le ministre Marcourt. Une séance dure quatre heures et dix étudiants y prennent part simultanément, exécutant six situations différentes divisées en trois phases. Aux dires Muriel Brodure-Willain, députée provinciale en charge de l’Enseignement, "cette simulation du réel est devenue une approche indispensable chez les professionnels de la santé". Et celle-ci, faisant le lien avec la formation, de rappeler l’existence à Seraing d’une première Maison de la simulation. "Le laboratoire du Barbou a d’ailleurs été construit sur le même modèle", a-t-elle précisé, évoquant en outre une complémentarité évidente.