L'exploitation du site, propriété d'ArcelorMittal, est le nouvel objectif du port.

Il est sans doute encore trop tôt pour dire précisément de quoi sera fait l'avenir pour le site de Chertal, situé entre la Meuse et le Canal Albert, à Oupeye mais, ce qui semble certain, c'est que ce terrain de 200 ha, mis sous cocon et toujours propriété du géant sidérurgique ArcelorMittal, est appelé à être réhabilité. Et ce n'est clairement pas un vaste parc qu'on va créer ici.

Selon l'Awex en effet, les terrains de grande taille, taillés pour accueillir d'importantes activités économiques, manqueraient cruellement en Wallonie. Ici, entre la Meuse et le Canal, la situation semble idéale en terme et la connexion avec le Trilogiport semble naturelle. Lors de la présentation du bilan des activités du port autonome de Liège (Pal), le président du port, Willy Demeyer et le directeur, Émile-Louis Bertrand, n'ont pas caché que le développement d'activités portuaires sur le site était le prochain objectif.

Un développement qui n'est toutefois pas encore mûr même si la volonté est là. La mise sous cocon de Chertal est prévue jusqu'en 2019...et il y a la pollution. A priori toutefois, le front commun syndical n'est pas opposé au démantèlement du site. La sidérurgie à Chertal semble bel et bien de l'histoire ancienne.

Ce qui est certain aussi, c'est que les chiffres affichés par le Pal en 2017 plaident pour le développement du port. En 2017, le Port autonome de Liège a traité plus de 21 millions de tonnes de marchandises, ce qui représente une hausse du trafic global (eau-rail-route) de 3%. Le tonnage de marchandises transportées par la voie d'eau uniquement enregistre une augmentation de 3% également pour atteindre près de 16 millions de tonnes. Le Pal en revient ainsi aux chiffres de 2008, avant la crise et le départ d'ArcelorMittal, avec des concessionnaires ayant apporté davantage de valeur ajoutée, s'est réjoui mercredi Emile-Louis Bertrand.

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