Liège

C'est un retournement de situation qui vient de se produire dans le dossier de Mohamed Bouhafara (41 ans). 

Jeudi après-midi, par ordonnance et sur tierce opposition de l'Etat, Philippe Glaude, le président du tribunal de Première Instance de Liège a réformé sa première ordonnance et a autorisé l'expulsion vers l'Algérie de cet homme en situation de séjour illégal chez nous.

Détenu pendant deux mois au centre fermé de Vottem, Mohamed Bouhafara devait théoriquement être expulsé vers l'Algérie. C'est que selon les services de renseignement de notre pays, l'homme est dangereux et entretiendrait des liens avec les milieux terroristes. Un des éléments qui motivaient cette opinion résidait dans le fait que son épouse avait été arrêtée et incarcérée alors qu'elle revenait de Syrie. Mais voilà, l'homme est malade et son état de santé exigeait qu'il reste en Belgique. Son expulsion avait donc été refusée. Dans la foulée, Philippe Glaude avait imposé une astreinte de 500 euros par jour si l’homme restait détenu à Vottem. Il avait donc été remis en liberté.

Confronté à cette ordonnance, Théo Francken, le Secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations avait qualifié la décision d'incompréhensible estimant qu'il y avait suffisamment d'éléments pour ordonner le rapatriement de M. Bouhafara, le plus vite possible. Il avait donc introduit un recours en tierce opposition.

La nouvelle ordonnance donne donc raison au Secrétaire d'Etat, estimant qu'il n'était pas prouvé que M. Bouhafara ne puisse pas se soigner correctement en Algérie.

Reste donc à retrouver le quadragénaire qui, semble-t-il, serait retourné vivre du côté de Verviers.