Écrire que la sortie de Vert Ardent sur la sécurité des cyclistes à Liège est bien passée au parquet de Liège serait, et c’est un euphémisme, contraire à la vérité.

Dès lundi, Damien Leboutte, le procureur du Division de Liège, livrait des données précises quant au nombre de PV dressés pour excès de vitesse et ceux rédigés en matière de parking à des endroits interdits, comme, par exemple, sur des pistes cyclables.

Ce mardi, le magistrat est revenu à la charge avec encore plus de précisions. “Contrairement à ce que M. Quentin Le Bussy écrit sur les réseaux sociaux, il n’y a pas trois magistrats en charge des dossiers roulage pour l’ensemble de l’arrondissant, sous-entendant que cette situation permettait l’entrée dans une grande zone d’impunité”.

Le Parquet ne peut que s’étonner de ces affirmations qui semblent dues, d’une part, à une méconnaissance de la part d’élus locaux de l’action conjointe de la Zone de Police de Liège et du Parquet en la matière, et d’autre part, à une méconnaissance ou à un manque de recherches de ces mêmes élus au sujet de l’organisation judiciaire liégeoise.

Et le parquet liégeois de confirmer les chiffres que nous avons publiés dans notre édition de ce mardi (13 007 PV excès de vitesse et 21 481 PV pour stationnements inappropriés en 2021).

“En outre, contrairement à ce qui est indiqué par M. Le Bussy, ce ne sont pas trois, mais quatre magistrats, six juristes de parquet et une criminologue épaulés par une équipe administrative qui sont en charge de la gestion quotidienne de la section roulage”.

En outre, les juristes, depuis l’entrée en vigueur de la loi Pot-Pourri, sont délégués dans les fonctions de magistrats en matière de roulage et assument donc au même titre que ceux-ci la gestion des dossiers, les gardes, les permanences et les audiences devant le tribunal à l’exception des dossiers dans lesquels un décès est survenu qui ne peut être pris en charge que par un magistrat.