Marc De Bruyn, le patron du "Café Lequet" à Liège suspecté d'avoir diffusé dans son établissement des chants Nazi en février dernier tout en mimant un salut hitlérien, ne sera pas poursuivi. "Nous n'avons pas mis en lumière d'indices suffisants d'infractions à la loi Moureau", a indiqué le procureur du roi de Liège, Philippe Dulieu, à L'Avenir,

Le parquet de Liège avait en février dernier, ouvert une information judiciaire à l'encontre de Marc De Bruyn sur la base de la loi du 30 juillet 1981 contre la diffusion d'idées racistes et xénophobes et l'incitation à la haine ou à la violence qui est à présent terminée. Elle n'a pas permis de rassembler suffisamment de preuves, le restaurateur liégeois ne sera donc pas poursuivi.

La police avait pourtant, à la demande du parquet, lancé un appel à témoins qui n'a pas porté ses fruits. Le procureur du roi de Liège a indiqué à nos confrères de l'Avenir, "Certains témoins ont vu des saluts nazis, mais le suspect prétend que c'était pour parodier le film La Grande Vadrouille, et ce, dans un contexte très alcoolisé. Nous n'avons pas mis en lumière d'indices suffisants d'infractions à la loi Moureau."

Pour rappel, Marc De Bruyn le patron du "Café Lequet" était soupçonné d'avoir, le 16 février dernier, réalisé un salut nazi tout en chantant des chansons à caractère nazi dans son établissement durant le service. Le suspect s'était ensuite excusé en indiquant qu'il était ivre au moment des faits et qu'il s'agissait en réalité d'une plaisanterie.

Marc De Bruyn a repris au mois de décembre 2019 le "Café Lequet". Il n'était donc patron de ce lieu, emblématique pour de nombreux liégeois, que depuis quelques mois lorsque les faits se sont produits. Initialement, le restaurant appartenait à Guillaume Stockis qui est à présent à la retraite.