Le tribunal correctionnel a condamné Anthony, 20 ans et Thierry, son père âgé de 46 ans, à des peines de 100 h de travail ou, à défaut, de 10 mois de prison et de 60 heures de travail ou 6 mois de prison pour s’être violemment rebellés envers des policiers. Le 20 février 2020, au début de la soirée, une patrouille pédestre de la police qui circulait dans la rue de la Cathédrale à Liège a eu l’attention attirée par un groupe de trois personnes. Parmi ce groupe se trouvait Anthony. C’est d’ailleurs surtout lui qui a interpellé les inspecteurs. En effet, ce dernier déambulait torse-nu et semblait fortement agité. Il avait l’air de vouloir en découdre. 

 Les policiers se sont approchés du groupe pour tenter de comprendre ce qu’il se passait. Les inspecteurs se sont présentés et ont décliné leur qualité de policiers. Ils ont demandé à Anthony de se calmer. Mais cette demande n’a pas eu l’effet escompté. L’individu qui était toujours torse-nu s’est montré agressif. Il a vociféré et commencé à s’approcher de manière agressive vers les policiers. Un policier est intervenu et a tenté, tant bien que mal, de garder avec lui une distance de sécurité suffisante pour assurer son intégrité physique. L’inspecteur a tendu son bras vers l’avant. Le suspect n’a répondu à aucune des injonctions des inspecteurs. Le policier a fini par utiliser son spray incapacitant pour tenter de calmer Anthony. C’est alors que Thierry, le père du premier, voyant son fils en difficulté, s’est rapproché du groupe. Il tenait dans sa main un bougeoir en verre ! 

 L’homme a soulevé son bras et porté un coup avec cet arme vers un des inspecteurs, mais il a été arrêté dans son geste et amené au sol par un des policiers. Alors que ce dernier était accroupi à côté du père, le fils lui a asséné un violent coup de pied au visage. Le policier a subi une impressionnante blessure à sang coulant. 

Heureusement, des renforts policiers sont arrivés sur place et ont permis de maitriser les forcenés. Le policier blessé a subi une incapacité de travail de plusieurs jours à la suite de cette agression. Entendu concernant son comportement, Anthony a déclaré ne se souvenir de rien. Il a expliqué qu’il avait consommé énormément d’alcool. 

Thierry, le père, a déclaré qu’avant cette scène qui l’a opposé à la police, il avait été confronté à des individus sortant d’un café avec qui il avait eu une altercation. Quand il a vu son fils entouré de personnes au niveau de la place de la Cathédrale, il a pensé que la bagarre se poursuivait. Il s’est alors saisi d’un bougeoir pour défendre son fils. Mais le tribunal n’a pas cru à ses explications lorsqu’il a prétendu qu’il n’avait pas compris qu’il s’agissait de policiers. "Il soutient sans grande crédibilité n’avoir pas entendu les policiers s’identifier", a estimé la juge. " Le dossier répressif démontre toutefois à suffisance que les inspecteurs se sont clairement identifié et légitimés." Anthony avait d’ailleurs crié qu’il n’en n’avait "rien à foutre qu’ils soient flics."