Karim, 37 ans, vient d’être condamné par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 150 heures de travail ou, à défaut, une peine de prison de dix mois pour avoir commis un vol particulièrement désagréable. En effet, il n’a pas hésité à voler une dame qui l’avait accueilli chez elle avec sa famille ! Le 25 juillet 2018, la police a été appelée dans un immeuble situé à Liège. Lors de l’appel, il a été fait mention aux policiers du fait que des coups et blessures auraient été portés à une personne dans le cadre d’un différent locatif… 

En réalité, lorsque les policiers sont arrivés sur place, ils ont eu contact avec une dame qui leur a montré que la porte de son domicile avait été forcée. Elle a également expliqué qu’elle avait été victime d’un vol de sa télévision, mais aussi de son lecteur de DVD. L’habituante des lieux a directement porté ses soupçons sur Karim. En effet, le jour-même, elle avait demandé à l’homme qu’elle accueillait avec sa famille depuis quelques temps de quitter les lieux. Lors de cette discussion, une altercation physique a eu lieu. Quelques heures plus tard, la dame a découvert que son appartement avait été visité et ses biens volés… Le lendemain des faits, Karim s’est rendu dans un magasin de vente de seconde main. A cet endroit, Karim a déposé une télévision et un lecteur DVD correspondant en tous points à ceux qui avaient été volés la veille chez la dame qui le logeait. 

Entendu par les policiers, le suspect a démenti avoir commis un quelconque vol et avoir été en possession de ces objets. Lors de l’audience devant le tribunal, Karim a prétendu qu’il avait emporté les objets en accord avec la propriétaire des lieux parce que, selon lui, il avait payé la sous-location pour trois semaines et que la propriétaire a refusé de lui rembourser le trop-perçu au moment où elle l’a mis dehors. Des explications qui n’ont pas convaincu le tribunal. En effet, l’homme n’avait jamais donné cette version et les policiers ont constaté que la porte avait été fracturée. Le tribunal a tenu compte du trouble causé à l’ordre social, de l’atteinte manifeste à la propriété d’autrui et du but de lucre poursuivi. La juge a aussi souligné la persistance de Karim dans une délinquance spécifique. En effet, il a déjà bénéficié de trois peines de travail dont une qu’il n’a pas exécutée. Le tribunal a souligné son absence de prise de conscience du caractère inacceptable de son comportement.