Un père de famille âgé de 49 ans encourt une peine jusqu’à quatre ans de prison avec sursis devant le tribunal correctionnel de Liège où il dit répondre d’avoir commis des coups et blessures ayant entrainé une incapacité permanente de travail à une victime mineur d’âge sur laquelle il avait autorité, sa fille. En réalité, l’homme est suspecté d’avoir fracturé le coccyx de sa fille. Des faits qui se seraient produits le 17 janvier 2015 lors d’un échange de garde. Ce jour-là, le papa ramenait ses enfants chez leur grand-mère maternelle. La jeune fille était alors âgée de 14 ans. La séparation d’avec la maman des enfants ne se passait pas du tout bien et les procédures entre les anciens époux étaient particulièrement nombreuses. "J’ai ramené les enfants chez ma grand-mère maternelle", a indiqué le papa devant le tribunal. " Elle a piqué sa crise. Elle n’a pas voulu rentrer chez sa grand-mère. Je l’ai empoignée, je lui ai dit d’arrêter de faire son cirque et d’aller chez sa grand-mère. Elle m’a poussé. On s’est retrouvés tous les deux à terre. J’ai glissé. On est tombés." Selon l’explication de la jeune fille, son père lui a pris son GSM et a refusé de lui rendre. Elle a exigé de pouvoir récupérer son téléphone. Son père l’aurait agrippée par le col de la veste, il l’aurait repoussée. Elle est tombée et son père lui est également tombé dessus. Selon des témoins, la jeune fille s’est mise à hurler et son père est parti, la laissant sur place. C’est la grand-mère de la victime qui a appelé une ambulance. La jeune fille souffrait tant qu’elle refusait qu’on la prenne en charge. "La fracture du coccyx était peut-être antérieure", a supputé le papa. "Elle avait chuté peu avant à l’école. Le médecin a dit que c’était peut-être antérieur. Ca s’est passé tellement vite. On peut dire qu’en venir aux mains avec son père, ce n’est pas normal." Six ans après les faits, la jeune fille, aujourd’hui majeure, continue de beaucoup souffrir de ces faits. Elle aurait de grandes difficultés à rester assise et cela aurait entravé la poursuite de ses études. "Je n’ai plus vu ni entendu ma fille depuis ce jour-là", a poursuivi le père de famille. Etant donné la gravité des faits, la peine minimale prévue par le code pénal est quatre ans de prison. Le parquet ne s’est toutefois pas opposé à une mesure de clémence. La défense a plaidé l’acquittement au bénéfice du doute, la suspension du prononcé. "Si je suis coupable de quelque chose, c’est de l’éducation de mes enfants", a terminé le prévenu.