Trois petits fauconneaux sont nés au sommet de la tour de la Basilique Saint-Martin (Rue du Mont Saint-Martin, 66). Et cerise sur le gâteau, il est possible de les observer en temps réel grâce à une petite caméra placée à proximité du nid.

Les faucons ont élu domicile sur une place de choix : le toit de la collégiale la plus haute de Liège, qui offre une vue à 360 degrés de la ville.

“Le faucon pèlerin est un des rapaces les plus impressionnants. Le plus rapide, il fonce sur ses proies à une vitesse de 300 à 400 km/heure”, explique Antoine Dumont, ornithologue et bagueur à l’institut royal des sciences naturelles. C’est d’ailleurs ce dernier qui a fait cette découverte et a procédé à la pesée ainsi qu’au baguage des petits faucons.

“Disparu de nos contrées dans les années 70-80 suite à la chasse et aux pesticides, il est réapparu petit à petit dans nos régions et notamment dans les villes. Ses proies principales sont les pigeons et les oiseaux migrateurs. S’il utilise volontiers des nichoirs mis à disposition, à Saint-Martin c’est bien un site naturel qu’il occupe depuis 7 ans !”.

Et, cerise sur le gâteau, les curieux-ses peuvent observer cette nichée de fauconneaux. Pour cela, il suffit de se rendre sur place, rue du Mont-Saint-Martin, 66. Un écran a été installé, filmant la petite famille de faucons en direct. La Collégiales est ouverte en matinée (10h-12 h 30) du mardi au samedi et l’après-midi (14h-17h) du mercredi au vendredi. Elle est également accessible en après-midi le 1er, 3e et 5ème week-end de chaque mois, soit le prochain week-end du 28-29 mai… La tour est évidemment fermée aux visiteurs jusqu’au départ des oiseaux.

Si vous passez par cette collégiale, classée en 1936 et Patrimoine exceptionnel depuis 2016, élevée au rang de Basilique mineur par le pape Léon XIII, vous aurez aussi l’occasion d’y voir les vestiges de la chapelle dédiée au Saint-Sacrement. Richement réaménagée entre 1684 et 1746, elle comptait de nombreux ornements dont quatorze médaillons en marbre réalisés par Jean Del Cour (1631-1707), huit peintures et un retable réalisé par Engebert Fisen (1655-1733) que l’on peut toujours apercevoir aujourd’hui.