Vivre en ville et en harmonie avec tous ceux qui la fréquentent n’est pas chose aisée. Un équilibre peut-être encore plus dur à atteindre lorsque cette ville est une métropole de 200 000 habitants mais qu’elle accueille quotidiennement plusieurs centaines de milliers "d’autres Liégeois", travailleurs, étudiants, touristes…

Aujourd’hui, comme promis dans le Plan stratégique transversal de la majorité PS-MR, la Ville de Liège a officiellement lancé la procédure de son schéma de développement communal (SDC) soit un dossier "extrêmement important", rappelait Willy Demeyer, bourgmestre, ce mercredi matin.

On le sait en effet, pour faire face au manque de logements en Wallonie, la métropole liégeoise a pour ambition de créer 45 000 nouveaux logements à l’horizon 2030. Parmi ceux-ci, 15 000 doivent être réalisés dans "la première ceinture", soit sur le territoire de la Ville de Liège. La question est bien sûr : comment les réaliser de manière cohérente, en évitant l’anarchie urbanistique ?

"On le dit depuis longtemps, il manquait un outil apportant une vision cohérente", poursuit l’échevine de l’Urbanisme Christine Defraigne. Ce SDC doit donc combler ce vide… "et permettre de rédiger un guide communal d’urbanisme".

Déjà, la Ville a retenu trois équipes d’experts, spécialisées en planification urbaine. Leur travail débute aujourd’hui. D’octobre à janvier, ces bureaux devront travailler tant sur les questions de stratégies paysagères que de mobilité, d’habitabilité, de valorisation du patrimoine, de qualité de vie ou encore d’harmonie de l’ensemble, entre autres… Dans un deuxième temps, une approche opérationnelle sur un territoire plus restreint sera mise en place, de février à mai. Suivront les propositions concrètes, de mai à octobre et, jusqu’en décembre, une synthèse de chaque équipe…

In fine, ce document de synthèse, qui portera donc la nouvelle vision pour le territoire de Liège, sera établi pour le deuxième semestre 2022. Voilà pour le calendrier.

Cet outil "cadre" aidera dès lors à la gestion et à la décision en matière de logement, de mobilité, de quartier, de verdurisation… "Il s’agit d’une démarche très axée sur l’habitant", conclut Willy Demeyer, "mais pas seulement" ; évoquant ici une nécessaire harmonie entre l’habitant de la ville et le "simple" utilisateur.