Liège Une bibliothèque a vu le jour au 3e étage du Lycée Saint-Jacques.

De A à Z, du philosophique au policier, en passant par le théâtrale, 1.000 livres composent la toute nouvelle bibliothèque ouverte depuis lundi pour les élèves du Lycée Saint-Jacques, à Liège.

"Il y a 12 genres différents, c’est vraiment très varié. Il n’y a que des livres érotiques qu’il n’y a pas. Quoique, nous en avons reçu mais nous ne pouvions tout de même pas mettre ça (rires)", raconte Elsa Costantini, professeur de français et de religion depuis six ans au Lycée.

Jusqu’ici, les élèves devaient se contenter du terrain de basket ou des ordinateurs pour s’occuper durant les pauses.

"C’était devenu essentiel d’avoir une bibliothèque. Nous avions eu une réunion sur les différentes choses à améliorer il y a quelque temps. J’ai décidé de me lancer directement dans la création de ce coin lecture. Plein de collègues m’ont aidée à monter les livres (NDLR : au troisième étage), à les trier…"

Ce lieu de calme et de détente est situé à la place de l’ancien internat fermé il y a quelques années à peine. Le local ouvert a complètement été repensé.

"Cette pièce était idéale. Un vrai havre de paix, avec des tables hautes, des poufs… Avec le nombre d’élèves grandissant, il fallait des classes supplémentaires… Une nouvelle salle d’étude a également vu le jour.", poursuit la professeure du cycle inférieur.

Tous ces livres, il n’était pas question de les acheter. Soucieuse de l’environnement et pour limiter au maximum les frais, l’école a fait appel aux dons. "Les parents ont directement montré un grand intérêt et nous ont fourni des livres."

Mais quid des doublons ? "Nous les avons redistribués car nous n’avons pas de place pour tout stocker. Mes collègues ont pu prendre ce qu’il voulait… dont les livres érotiques (rires)."

À l’heure actuelle, la bibliothèque ouvre uniquement dans un cadre consultatif. "Et seulement pendant les temps de midi. Un professeur surveille. Il n’y a pas encore de location possible car tout cela demande beaucoup de temps et de travail d’encodage. En plus, il faudrait toujours courir derrière les élèves. Pour la suite, nous verrons comment ça évolue. Si nous avons une vingtaine d’élèves chaque temps de midi, nous serons contents."