La chambre du conseil de Liège a examiné le dossier concernant neuf sociétés dont la société Jost et sept prévenus dont Roland Jost, le propriétaire de ces sociétés. Depuis 2015, cette entreprise de transport est au centre d’un enquête pour dumping social et de ce qui aurait pu être, selon les premiers éléments recueillis, qualifié de traite des êtres humains. Il semblerait aujourd’hui que les faits de traites des êtres humains ne soient pas aussi clairs que ce l’enquête pouvait laisser craindre.

Le parquet fédéral a expliqué que des chauffeurs routiers d'Europe de l'Est étaient déclarés fictivement à la sécurité sociale de leurs pays d'origine de manière à ne pas payer les droits sociaux belges, alors que ces chauffeurs roulent à partir de la Belgique. En 2017, le juge d’instruction a fait mettre en détention préventive plusieurs suspects. Depuis, les suspects ont été libérés. En 2019, le juge d’instruction voulait faire saisir des camions utilisé par les sociétés.

Mais depuis, le parquet fédéral demande le non-lieu pour les préventions de traite des êtres humains et organisation criminelle. Myria, le Centre fédéral de la Migration, de l'analyse de la migration qui défend les droits des étrangers et lutte contre la traite et le trafic des êtres humains s’est constituée partie civile par l’entremise de Me Jean-Pierre Jacques. “Après l’analyse des éléments du dossier, les conclusions du procureur du Roi ne sont pas partagées par la partie civile Myria, des éléments de traite des êtres humains, justifient selon nous le renvoi”, déclare M Jacques. “On verra ce que la chambre du conseil en fait.

Concernant les autres infractions de fraude sociale, le parquet fédéral a proposé le paiement d’une transaction qui permettrait d’éteindre les poursuites pénales. Le montant de cette transaction n’a pas été divulgué. Mais le parquet fédéral souhaite le renvoi devant le tribunal correctionnel de Roland Jost pour des infractions de fausse déclaration et de fraude sociale qui lui auraient permis de s’enrichir personnellement. La chambre du conseil rendra son ordonnance le 18 janvier prochain.