Pas de changement en vue en terres liégeoises...

Une majorité ne tient souvent qu’à un fil; l’éclatement de celle constituée depuis plusieurs années à Neupré (PS-CDH) en est la preuve. Depuis vendredi en effet, Neupré a une nouvelle bourgmestre libérale…

Rien à voir avec le scandale Publifin et encore moins avec les récentes affaires qui entachent le PS bruxellois mais, suite à la sortie de Benoît Lutgen, on ne peut s’empêcher de penser que les majorités PS-CDH n’ont plus, c’est peu de l’écrire, le vent en poupe. En province de Liège, plusieurs grandes villes sont concernées mais, ni à Liège, ni à Verviers, ni à Herstal, on ne souhaite mettre le PS à la porte.

À Herstal, la situation semble claire… dans la Cité de Charlemagne, les socialistes disposent de 20 sièges sur 33… de 24 avec les Humanistes (sous le sigle EPH et non CDH). Le calcul est vite fait.

Pour des raisons moins mathématiques, la situation semble aussi limpide à Verviers. “Même si je salue la sortie du président”, précisait ce lundi l’échevin CDH Benoît Pitance, “Verviers a besoin de stabilité et nous avons un projet avec le PS”. Pas question de retourner avec le MR… “d’autant”, précise l’échevin, “que le PS de Verviers n’est pas éclaboussé par le scandale”.

Reste Liège bien sûr et cette majorité en place depuis… 1989  ! Pour Michel Firket, la situation est très claire, “cela n’aura pas d’impact sur la politique liégeoise et notre majorité”. Si le premier échevin avoue ne pas avoir été tenu informé de la sortie de son président, elle ne l’étonne guère…

Pas de changement en vue à Liège dès lors, sauf si une motion de méfiance constructive est introduite avant le 30 juin prochain (15 mois avant les élections), “avec une alternative”, rappelait de son côté Benoît Drèze, député wallon, élu liégeois et membre du bureau politique du CDH. “Benoît Lutgen aurait pu faire sa sortie le 1er juillet”, poursuit le député. Pas de consigne pour les communes donc… mais une porte ouverte.