Jeudi après-midi, en commissions conjointes (Aéroports et Pouvoirs locaux) du parlement régional, Jean-Luc Crucke a été clair : le rapport d’audit de Deloitte qui a conduit au licenciement de Luc Partoune, l’administrateur délégué de Liege Airport ne sera pas rendu public.

Le Ministre des Aéroports indiquait lors des mêmes débats que l’enquête n’était pas terminée et qu’il était trop tôt pour “incriminer d’autres personnes que Luc Partoune, le conseil d’administration ayant demandé des compléments d’information à la société Deloitte”.

Jean-Luc Crucke indiquait également que le parquet de Liège était saisi du dossier. C’est le cas en effet depuis le 15 février dernier, date à laquelle un premier dossier a été mis à l’information judiciaire.

Déposé par la police fédérale et indicé du code 70, il vise nommément Luc Partoune et a trait à des infractions d’abus de bien sociaux. Un second dossier a également été monté au parquet de Liège. Ouvert 7 jours plus tard, il est indicé du code 25 qui, lui, vise des infractions de détournement et de corruption.

Signalons à ce titre que les deux dossiers en sont au stade de l’information judiciaire ce qui implique que, pour l’instant en tout cas, aucun juge d’instruction n’a encore été saisi.

Rappelons que Luc Partoune, a été licencié de son poste de CEO de Liege Airport, le 9 février dernier et ce, après un vote à l’unanimité des membres de l’aéroport liégeois. Il lui était reproché, entre autres, d’avoir signé un contrat avec une société de consultance, déboursant environ 60 000 euros pour des travaux qui n’auraient pas été effectués. Ce contrat aurait été conclu sans aucun appel d’offres. Il lui était également reproché d’avoir bénéficié de somptueuses notes de frais et ce, sans justificatifs. L’audit parle ainsi d’un total de 126 000 euros sur trois ans.

On lui reproche enfin d’avoir fait en sorte que l’aéroport lui mette à disposition une voiture d’une valeur de 90 000 euros HTVA, là où la “car policy” prévoit un achat de maximum 75 000 euros.

De son côté, Luc Partoune conteste son licenciement et a la ferme intention de défendre ses droits en justice. À ce niveau, il bénéficie d’ailleurs, comme tout justiciable, de la présomption d’innocence.