L’hôtel Rigo doit partir mais peut toujours être démonté. Une vidéo de l’esplanade sans le bâtiment a été diffusée par la Ville.

Tous les jours, la Maison Rigo défie un peu plus le modernisme de la gare Calatrava et de la tour des finances. Mais contrairement à ce qui a été avancé récemment, il ne reste pas "quelques jours" à cet hôtel particulier de style néomosan… On parle plutôt de "quelques semaines". Ce détail change tout.

Directement mis en cause dans cette affaire de démolition du patrimoine (par les associations SOS Mémoire de Liège et le Vieux-Liège), le bourgmestre de Liège Willy Demeyer nous a en effet confirmé ce vendredi la future démolition du bâtiment que certains défendent encore avec ardeur. Pourtant, il précise aussi que le sauvetage de l’hôtel reste possible.

Comment ? Premièrement, il faudra donc encore attendre quelques semaines pour que le chantier se mette en place, "cela dépendra du temps dont l’entrepreneur a besoin", explique Willy Demeyer. Pourquoi avoir promis un sauvetage aux associations néanmoins ? Car un sauvetage est donc toujours possible. Willy Demeyer assure en effet ne pas avoir fait de fausse promesse. Il précise simplement : "Le timing dont nous avions parlé a changé. C’est vrai que tout s’est un peu accéléré. Clairement, la Maison Rigo ne pourra pas rester là mais, comme je l’avais indiqué à Madame Mairlot [NDLR : SOS Mémoire de Liège] si elle trouve d’ici à la démolition un acheteur, le bâtiment pourra être démonté et remonter ailleurs". C’est la fin de la Maison Rigo… sur l’esplanade, mais Willy Demeyer précise aussi : "de mon côté, je reste aussi attentif à un potentiel acquéreur".

Ce vendredi, une autre diffusion a par ailleurs accéléré la suppression de l’hôtel Rigo (sur l’esplanade donc) : il s’agit d’une vidéo lancée, dès 15 heures, sur les réseaux par la Ville de Liège et dévoilant une esplanade des Guillemins, sans la Maison Rigo. Une esplanade sur laquelle on fait donc place nette, entre la gare et la Meuse, telle qu’elle a toujours été envisagée.

Très certainement la volonté d’avoir une vue dégagée entre la nouvelle passerelle et la gare aura pesé dans la balance; une vue, pour l’heure, obstruée par cette Maison Rigo… qui cherche donc toujours acquéreur.