Pour la troisième fois depuis le début de l'année, le personnel des écoles entend dénoncer un nombre d'élèves trop important dans les classes, la surcharge de travail administratif, la volonté du gouvernement d'imposer une nouvelle procédure d'évaluation des profs ainsi qu'un manque de moyens généralisé.

"De la vocation à la désillusion", proclame une pancarte portée par une jeune enseignante.

"J'adore mon métier, mais je ne me vois pas continuer dans un enseignement qui va droit dans le mur", confie Laetitia, une prof de français de Chênée qui avoue avoir repris les cours pour trouver un autre emploi.

"Notre métier devrait être motivant, dynamique. Mais on nous retire tout ce qui nous permet de faire un travail de qualité", se lamente-t-elle.

"Si les parents comprenaient ce qui est en train de se passer pour leurs enfants, c'est eux qui seraient occupés à manifester aujourd'hui!", renchérit sa collègue Lindsay, titulaire d'un cours de technologies.

Imposant, très bruyant, coloré par de nombreux drapeaux et chasubles syndicales, le cortège des manifestants a prévu de s'arrêter devant les sièges liégeois des différents partis politiques pour leur "demander de s'engager dans une autre politique".

La manifestation doit s'achever en début d'après-midi place Saint-Léonard par une série de discours de représentants syndicaux.

Ceux-ci rencontreront ensuite la ministre de l'Education Caroline Désir (PS), ainsi que d'autres membres du gouvernement de la FWB, sur le coup de 15h00.

Les syndicats espèrent l'annonce par l'exécutif d'une série de mesures rencontrant leurs exigences.