Ce mercredi, le Café Lequet qui est fermé le lundi et le mardi, rouvrait ses portes. Le nouveau patron de l’établissement, dans la tourmente depuis dimanche, a exprimé son regret.

Dimanche durant le service de midi, la situation a dérapé. Enivré au moment des faits, le patron Marc De Bruyn s’explique : "J’ai déconné, on avait bu, il y avait du monde au comptoir et on a passé un disque malvenu. J’ai vraiment déconné, je m’excuse auprès de toutes les personnes que j’ai pu blesser, mais ce n’était pas l’intention, c’était juste une blague, l’alcool ne rend pas malin", explique l’homme, visiblement très affecté par la situation. Des regrets qu'il avait eu du mal à exprimer devant les caméras de la RTBF, où son attitude désinvolte en avait choqué plus d'un.

Depuis les événements, de nombreuses critiques ont été exprimées sur les réseaux sociaux allant même jusqu’à l’appel au boycott de l'adresse mythique de la Cité Ardente. Cependant, mercredi la salle du restaurant emblématique liégeois était loin d’être vide d’après Marc De Bruyn. "Aujourd’hui, c’était la première fois que l’établissement ouvrait depuis dimanche et il y a quand même du monde. Bien sûr tout le monde ne parle que de cette histoire, et certaines personnes ne viendront plus dans mon établissement, mais aujourd’hui il y a quand même pas mal de clients", explique le patron.

L’homme espère tout de même que "l’histoire va se tasser" et se dit très impacté par les messages publiés sur Facebook. Il explique la voix mal assurée, "vous savez, je ne suis pas bien dans ma peau, je suis très angoissé. Quand j’ai passé cette musique, je n’imaginais pas les conséquences qui allaient en découler. Heureusement, j’ai le soutien de mes proches et particulièrement de ma copine. Il y a beaucoup de méchanceté sur les réseaux sociaux. J’essaye de ne pas trop y regarder, qui plus est,  j’ai perdu mon téléphone donc je n’y ai plus accès. C’est ma compagne qui me dit ce qu’elle lit, mais je lui demande d’arrêter parce que j’ai déjà le moral au plus bas".

Pour l’heure, l’homme qui avoue avoir déjà eu affaire à la justice, notamment pour des "bagarres", n’a pas encore été contacté par les autorités. "Pour le moment, je n’ai pas encore eu affaire à la justice, mais je suppose que je vais bientôt être convoqué par la police. Je ne sais pas du tout à quoi m’attendre, je suis dans le flou. Je suis au plus bas, je ne peux que me tourner vers l’avenir… ", clôture l’homme qui en a profité pour répéter une nouvelle fois qu’il présentait ses excuses.