Steven, un habitant de Berloz soupçonné d’avoir tué Jessika, 27 ans, la mère de ses enfants, a été représenté devant la chambre du conseil de Liège alors que son procès se profile à l’horizon. Une reconstitution devait avoir lieu ce jeudi, mais les conditions sanitaires empêchent la tenue de ce devoir. Tous les devoirs d’enquête ont été réalisés, excepté une expertise psychiatrique.

Pour rappel, le 22 juin dernier, Steven a porté des coups de couteau mortels à Jessika à leur domicile situé rue de la station, à Berloz. L’homme n’a pas supporté que sa compagne le quitte.

Le couple qui se connaissait depuis six ans était en instance de séparation. La dame retournait à Wavre chez sa maman pendant la semaine et rentrait chez Steven pendant le week-end. La jeune femme aurait fait part à son compagnon qu’elle n’avait plus de sentiments pour lui et qu’elle voulait définitivement le quitter.

Pas violent

Il a porté des coups de couteau au cou et à la tête de la victime. Cette dernière n’a pas survécu. Le jour des faits, une dispute a éclaté. Selon Steven, la dame aurait évoqué le fait qu’elle pourrait repartir au Brésil d’où elle est originaire.

"Il est apparu que la victime entretenait une relation virtuelle avec un ami commun qui vit en France", indique Me Christophe Van der Beesen, qui défend l’inculpé aux côtés de Me Solfrini. "Mais il n’était pas du tout au courant avant."

L’enquête de moralité confirme que l’homme n’était pas violent. "Personne ne s’attendait à ces faits, personne ne le comprend."