Mithra a réussi, il est vrai, à lever l'an dernier plus de 260 millions d'euros via diverses opérations de financement. "Ce niveau de trésorerie historique nous a également permis d'assurer la bonne continuation du programme clinique de phase III de Donesta dans les conditions sanitaires que l'on connait. Elle nous place dans une situation idéale pour négocier sans hâte un deal de commercialisation global pour ce produit candidat destiné au marché croissant de la ménopause. Enfin, grâce à cette assise financière, nous avons amorcé l'an dernier un tournant stratégique en explorant l'action de l'Estetrol en dehors de la santé féminine, en particulier dans le traitement du Covid-19 et de la neuroprotection des nouveaux-nés", explique le CEO de Mithra, Leon Van Rompay.

Les revenus de Mithra n'ont atteint que 9 millions d'euros, contre 96,5 millions d'euros en 2019. "La diminution du chiffre d'affaires reflète la stratégie de développement commercial de Donesta, qui progresse bien, visant à cibler des partenaires mondiaux majeurs. Parallèlement, nous générons davantage de données dans le cadre de l'essai de Phase III afin de pouvoir conclure un accord d'une valeur supérieure", précise l'entreprise.

Son ebitda (résultat avant paiement des intérêts, impôts et prise en compte des dépréciations d'actifs et des amortissements) s'élève à -73 millions d'euros contre 32,7 millions d'euros en 2019.

Mithra clôture 2020 sur une perte nette de plus de 92 millions d'euros, contre une perte de 26,5 millions d'euros un an plus tôt.

Les prochains mois seront notamment marqués par la commercialisation, dès cet été au Canada, de la pilule contraceptive Estelle pour laquelle Mithra attend, sur base des contrats déjà signés, plus de 300 millions d'euros de revenus d'étapes de licence au cours des prochaines années.

La fin du recrutement pour l'étude de phase III de Donesta est également attendue en 2021.