Trois policiers de la région hutoise et une quatrième personne étaient jugés mercredi par le tribunal correctionnel de Huy pour des faits de mœurs survenus le 3 juin 2018 à Modave. Les quatre prévenus ont été acquittés. Les quatre individus, dont trois policiers, et une voisine avaient passé une partie de la soirée ensemble le 3 juin 2018 à Modave, après une marche blanche organisée à Liège en hommage aux personnes tuées par Benjamin Herman.

Après avoir bu deux verres de vin, la femme n'avait plus aucun souvenir du reste de la soirée. Elle aurait été trainée à son domicile par deux policiers et l'un d'eux aurait exhibé son sexe pendant que le second l'aurait maintenue au sol. Des voisins, dont une jeune fille de 10 ans, avaient aperçu une partie de la scène et alerté la police. Les agents avaient constaté que les suspects étaient des collègues.

Les deux policiers ayant ramené la femme chez elle étaient poursuivis pour attentat à la pudeur, tentative de viol, outrage public aux mœurs, non-assistance à une personne exposée à un péril grave et voyeurisme. L'hôte de la soirée et le troisième policier, restés au domicile du Modavien, étaient quant à eux poursuivis pour abstention coupable.

Lors de l'audience du 25 septembre, le policier ayant exhibé son sexe avait indiqué n'avoir aucun souvenir de la scène en question. Le second agent a de son côté affirmé que la voisine avait délibérément tenté d'abaisser le pantalon de son collègue.

Le parquet avait requis l'acquittement concernant trois des prévenus et une peine de 3 ans d'emprisonnement, avec sursis pour les deux tiers de la peine, pour le policier débraillé.

Mercredi, le tribunal correctionnel a acquitté tous les prévenus. L'homme risquant la prison est acquitté pour les préventions d'outrage aux mœurs et attentat à la pudeur, prescrites selon le tribunal. Concernant la tentative de viol, l'abstention coupable et le voyeurisme, les préventions sont considérées comme non établies.

Les trois autres prévenus sont également acquittés. Les juges ont notamment estimé que les déclarations des différentes parties devaient être prises avec prudence, vu la consommation d'alcool durant la soirée, de même que celles des témoins n'ayant pas assisté à l'entièreté de la scène. La constitution des parties civiles et les réclamations ont été déclarées recevables, mais non fondées.