Un policier qui avait été impliqué le lundi 8 mars dans l'arrestation contestée d'une dame à Liège a rappelé par l'intermédiaire de son avocat qu'il était intervenu de manière légitime après avoir subi un comportement insultant. Ce policier confirme qu'il a été victime de faits d'outrage et de rébellion. Une dame quadragénaire, aide-soignante, avait été ciblée par une arrestation de policiers après avoir été plaquée au sol. Elle avait déposé plainte contre les policiers et déclenché l'ouverture d'une enquête. La scène partiellement filmée avait été publiée sur les réseaux sociaux et serait à l'origine des scènes de violences survenues samedi dans le centre de Liège.

Par l'intermédiaire de son avocat, Me Alexandre Wilmotte, un des policiers rappelle que son intervention était légitime. "Ce policier a été contraint d'intervenir en raison du comportement insultant et violent d'une dame à son encontre. Le policier concerné a été victime d'outrage et de rébellion alors qu'il agissait dans l'exercice de ses fonctions. La dame s'est ensuite déclarée victime, prétendant avoir subi des violences policières, occultant ainsi son comportement à l'origine de l'intervention", indique l'avocat.

Le conseil du policier confirme que l'enquête judiciaire est en cours. "Nous ne doutons pas qu'elle confirmera la version du policier victime de cette situation ainsi que la légitimité de son action", ajoute-t-il.

L'avocat évoque aussi le contexte difficile dans lequel les policiers sont amenés à exercer leurs fonctions. "Nombre d'entre eux ont été victimes de violences graves et certains ont été tués ces dernières années. Ils sont quotidiennement victimes d'insultes. Le respect de l'autorité est une nécessité alors que l'on assiste à une mise en cause systématique de toutes les interventions. Il est également regrettable de constater que des responsables institutionnels ou politiques n'hésitent pas à donner des avis qui s'apparentent à des jugements, sur base d'éléments tout à fait parcellaires et non étayés", analyse Me Wilmotte.

"Attiser la haine comme le font certains, par le biais des réseaux sociaux, en stigmatisant la fonction de police, mène à une violence croissante et amoindri dangereusement la volonté des policiers d'intervenir. Mon client espère que les amalgames cesseront, que l'enquête judiciaire se déroulera rapidement et qu'il pourra poursuivre prochainement l'exercice de son métier avec un minimum de sérénité", ajoute l'avocat.