Vendredi en fin de journée, le Tribunal du Travail de Liège a suspendu en urgence la décision de l’INAMI et a rétabli, jusqu’au 9 juin prochain, les médecins du MontLégia comme prescripteurs reconnus pour la prise en charge de la mucoviscidose.

Le tribunal a été sensible à l’appel des patients et a pris la mesure de la situation précaire dans laquelle les personnes atteintes de mucoviscidose se retrouvaient, avec l’échéance intenable de se tourner vers un nouveau centre de référence en mucoviscidose pour le 1er avril.

Les patients peuvent dès lors continuer à être pris en charge jusqu’au 9 juin par leur équipe soignante du MontLégia, tout en conservant le remboursement de leur traitement.

Une nouvelle audience se tiendra le 9 juin où le tribunal statuera sur les mesures provisoires à appliquer dans l’attente d’un jugement sur le fond du dossier.

Pour rappel, suivis depuis longtemps, voire depuis très longtemps par le service mucoviscidose de l’Espérance puis du MontLégia (CHC), les patients atteints de cette maladie, devaient être contraints de modifier leurs habitudes dès la fin de ce mois.

Déjà une manifestation

La Citadelle a en effet rompu unilatéralement une convention datant de 2003. Avec pour effet, la fermeture du service mucoviscidose du MontLégia et le déplacement de la patientèle vers le CHR. Validation ayant été octroyée par l’INAMI. Les parents vont donc devoir conduire leurs enfants à la Citadelle (ou à Bruxelles !) afin de bénéficier d’un remboursement des soins.

Ce qui ne leur plaît pas dans le sens où une relation de confiance totale avait été nouée avec le service mucoviscidose du CHC.

Après avoir manifesté le 3 mars dernier devant l’entrée de la Citadelle, les familles et l’hôpital du MontLégia ont introduit une action en justice devant le Tribunal du Travail. Deux avocats y ont plaidé la cause des familles, avec l’issue que l’on connaît aujourd’hui.