Après s’être rassemblés devant le CHR de la Citadelle puis s’être enchaînés sur la place Saint-Lambert, les patients atteints de mucoviscidose ont cette fois mouillé leur maillot pour relever le défi de parcourir 1 500 km sur 10 vélos d’appartement disposés sur la place Saint-Lambert.

Cette démarche sportive a pour but de lutter contre la suppression de la prise en charge de leur maladie par une équipe médicale du CHC MontLégia et d’être transférés à l’hôpital de la Citadelle, contre leur gré.

Pour rappel, suivis depuis longtemps, voire depuis très longtemps par le service mucoviscidose de l’Espérance puis du MontLégia (CHC), les patients atteints de cette maladie, devaient être contraints de modifier leurs habitudes, fin du mois de mars dernier. La Citadelle a en effet rompu une convention datant de 2003, avec pour effet, la fermeture du service mucoviscidose du MontLégia et le déplacement de la patientèle vers le CHR.

Après avoir manifesté devant l’entrée de la Citadelle, les familles et l’hôpital du MontLégia ont introduit une action en justice devant le tribunal du travail, qui doit se prononcer sur des mesures provisoires à appliquer et ce, avant une décision au fond.

Lors d’une première audience introduite en urgence, le tribunal du travail de Liège avait décidé de suspendre la décision de l’Inami et de rétablir temporairement les médecins du CHC MontLégia comme prescripteurs reconnus pour la prise en charge de la mucoviscidose. Les patients étaient toujours pris en charge par leur équipe soignante habituelle.

Signalons que l’objectif de parcourir 1 500 km a été atteint, ce qui a permis de rassembler des fonds en vue d’honorer les factures d’avocats.

"Nous sommes prêts à tous les efforts dans ce combat contre un système que nous déplorons, et qui vient s’ajouter au combat quotidien contre la maladie", explique-t-on au collectif. "En tant que patients, nous voulons tout simplement avoir le droit de pouvoir continuer à être soignés par l’équipe qui nous connaît, nous offre des résultats et en laquelle on croit ."

Jean-Michel Crespin