À l’instar de Win et Voo, Elicio était cette autre filiale de Nethys, active quant à elle dans le secteur énergétique et dont la cession à Ardentia (François Fornieri) avait défrayé la chronique voici quelques semaines.

Manque de transparence et conflit d’intérêts… le Gouvernement wallon avait cassé la décision. Mais aujourd’hui, une offre de reprise de cette activité, plus improbable, émane de la région liégeoise. Plusieurs coopératives citoyennes proposent en effet de reprendre le contrôle d’Elicio, “en devenant actionnaire de référence”.

“Énergies coopératives”, tel est le nom officiel de ce repreneur, regroupant donc des coopératives actives dans les énergies renouvelables. Et ce, avec le soutien de Rescoop qui, en Wallonie regroupe actuellement 16 coopératives citoyennes mais qui, en Europe, est aussi la fédération européenne des coopératives d’énergie renouvelable… Elle dispose en outre d’un réseau de 1 500 coopératives énergétiques européennes rassemblant 1 million de citoyens.

Que motive ce vent nouveau ? Pour ses membres, dont fait partie Sybille Mertens, professeur à l’Université de Liège (HEC), la coopérative est “un des meilleurs outils pour assurer une participation citoyenne, éthique et transparente”. L’objectif étant de garder la maîtrise sur cette énergie, non sans “renforcer l’économie locale”.

Pour rappel, Elicio, filiale à 100 % de Nethys, a développé des parcs éoliens (onshore) en France, en Flandre et en Wallonie mais également en Mer du Nord (Offshore) qui couvriront à l’horizon 2020 les besoins en électricité de 500 000 ménages. Sûr sa crédibilité, la coopérative se concentre aujourd’hui, non pas sur la question du prix… mais de la reconnaissance. “Le problème aujourd’hui est en effet de se positionner et d’être reconnu comme acteur potentiel”, nous confiait ce membre, vendredi. “Et dès lors, d’avoir accès à la Data Room”… soit à toutes les informations relatives aux actifs de la société. Pour ensuite remettre offre. Qui ne tente rien…