Liège

Il voulait obtenir des documents afin de comprendre comment Nethys a vendu trois de ses filiales : Voo, Elicio et Win.

L'administrateur PTB d'Enodia Damien Robert, s'est rendu mercredi à 11h00 au siège de l'intercommunale liégeoise, accompagné d'un huissier de justice. Il a demandé, en vain, à disposer de documents stratégiques afin de comprendre comment Nethys, filiale d'Enodia (ex-Publifin), a vendu trois de ses propres filiales - Voo, Elicio et Win. "Nous avons acté une fin de non recevoir à la demande que nous avions adressée hier (mardi) à 15h00 pour consulter les documents stratégiques", a déclaré Damien Robert à sa sortie, vers 11h30. "Nous avons rencontré un représentant de Nethys et un représentant d'Enodia, après avoir patienté 25 minutes, qui nous ont expliqué qu'aucun membre de la direction de Nethys ne se trouvait dans les locaux", s'est-il offusqué.

Pour l'administrateur PTB, c'est clair: on cherche à lui cacher quelque chose. Damien Robert souhaite disposer des documents liés à la vente de Voo, Elicio et Win, soit "les rapports des CA de Nethys, les rapports des CA de ses filiales, les projets et les actes de vente, les contrats de travail, etc.", a-t-il détaillé. "Tout ce qui permettrait de contrôler (Nethys) dans le but de défendre l'intérêt général."

Le but: empêcher ces ventes. "Nous voulons empêcher la privatisation de ces sociétés dans l'intérêt des actionnaires, des travailleurs et de la société", s'est-il exclamé, considérant le refus d'accès "inacceptable". "Nous avons le droit, comme administrateurs, de consulter ces documents, d'autant plus que nous sommes tenus au principe de confidentialité", a-t-il souligné.

Damien Robert espère que les autres administrateurs d'Enodia vont "dans les heures et les jours qui viennent revendiquer eux aussi l'accès à ces documents". "C'est quand même le monde à l'envers: le gouvernement wallon a pu avoir ces documents, mais pas les administrateurs", a-t-il déploré, outré.

L'administrateur était accompagné mercredi d'un huissier de justice. "Nous devons désormais faire le bilan du refus pour décider de la suite des actions".