Lieux dénaturés, faune et flore perturbées, plus de trafic et de pollution…

Depuis qu’ils ont eu connaissance de la demande de permis déposée à l’administration communale d’Ans en vue de la construction d’un ensemble de 40 appartements et d’un parking couvert de 45 places (dont 8 pour PMR), rue Walthère Jamar, des riverains se mobilisent afin de se faire entendre. Lundi soir, l’occasion de s’exprimer leur a été donnée lors d’une réunion d’information.

Les riverains ont clairement manifesté leur opposition à ce projet qui, selon eux, va priver le quartier et ses habitants d’un "environnement magnifique". Et pour cause, ledit projet est susceptible d’être développé en bordure du parc Herman, sur une parcelle boisée manifestement appréciée par les habitants. À leurs yeux, ce projet ne peut que dénaturer les lieux et porter atteinte à "une faune riche" qui y évolue…

Une parcelle boisée, certes, mais privée et inscrite en zone d’habitat au plan de secteur… "Cette parcelle n’appartient pas à la commune et le parc Herman n’est absolument pas touché", précise Grégory Philippin, bourgmestre d’Ans.

Concrètement, ce projet porte sur la construction de deux blocs d’appartements dont la hauteur correspondrait au rez-de-chaussée + 3 étages au maximum. Il est également prévu d’aménager une voirie d’accès à double sens.

Plus de pollution ?

"Le projet est disproportionné par rapport aux lieux de par sa grandeur et le gabarit des bâtiments. Depuis les allées du parc contigu, il n’y aura plus aucune perspective autre que ces bâtiments hauts et sombres", déplore-t-on du côté du comité de quartier parc Herman.

Insistant sur la faune et la flore qui peuplent cette parcelle, les opposants n’ont guère envie de la voir disparaître, ou du moins en partie. Et d’affirmer que la disparition d’arbres et l’augmentation du nombre de véhicules dans le quartier ne feront qu’accroître la pollution atmosphérique… Ils craignent également des répercussions sur le trafic de la N3, déjà saturé à ce stade, en particulier aux heures de pointe…

Le collège communal d’Ans sera amené à rendre un avis sur ce projet puis transmettra le dossier à la Région pour avis. Divers intervenants seront consultés. Le collège rendra alors un avis définitif, sans doute vers la mi-mars.

"Vis-à-vis de la biodiversité, nous avons demandé l’avis de la Division nature et forêts et il nous a été dit qu’elle pourra it ne pas s’opposer à ce projet si certaines conditions sont respectées. La DNF souhaite aussi que l’on accorde une attention particulière aux arbres dits remarquables", ajoute le bourgmestre d’Ans.