Liège La jeune Wallonie insoumise a présenté, pour Liège, ses listes régionales et fédérale.

Le mouvement politique créé en 2017 par des citoyens revendiquant une souveraineté pour la Wallonie, dans le sillage du mouvement français de Jean-Luc Mélanchon "La France insoumise", a présenté ce mardi ses listes pour le Parlement wallon et le Parlement fédéral. Celui-ci dit miser sur la province pour décrocher un siège.

On retrouve en tête de liste pour le Parlement wallon : le professeur d’université et fondateur du mouvement Francis Biesmans pour l’arrondissement de Liège ; la militante "Gilets jaunes" Belinda Croibien pour l’arrondissement de Huy-Waremme ; et le chimiste à l’Issep Yves Faniel pour l’arrondissement de Verviers.

La liste fédérale est quant à elle emmenée par Guy Bronckart, cheminot retraité et ancien délégué FGTB. La seconde place est occupée par Juliette Biesmans (20 ans), étudiante à l’ULouvain et plus jeune candidate de la liste. Enfin, la troisième place revient à Serge Demeuse, ancien secrétaire régional FGTB-Alimentation et services.

Les "Insoumis" avancent cinq priorités pour "Un printemps wallon", titre de leur campagne. Il s’agit premièrement "de se libérer du joug flamand", lance Francis Biesmans. "On sait que la Wallonie est minorisée, dominée par la Flandre." Le nouveau parti se dit mécontent de l’ex-gouvernement Di Rupo qui "a signé la sixième réforme de l’État", ainsi que du gouvernement Michel "qui a détricoté les avancées sociales". Revendiquant "une souveraineté pour la Wallonie", le mouvement propose "une septième réforme de l’État pour défendre les intérêts du peuple wallon". Celle-ci apporterait "une priorité aux Régions avec un certain nombre de compétences nouvelles comme la sécurité sociale, la finance bancaire…", explique le professeur d’université. "Cela signifie que les compétences de la Fédération-Wallonie Bruxelles reviendront à la Région", reléguant donc cette dernière aux oubliettes, tandis que la communauté germanophone "conservera toutes ses compétences".

Un programme utopiste ? "Pas du tout", se défend le candidat. "Di Rupo a déjà commencé à scinder la sécurité sociale d’un point de vue familial." Par ailleurs, "la Wallonie a une population plus jeune que celle de la Flandre, c’est pourquoi la Flandre ne demandera jamais de scinder la sécurité sociale d’un point de vue pension". Le mouvement se réclame également en faveur d’une autonomie financière, une laïcité active, ainsi qu’une société "de développement durable, antifasciste et égalitaire". Wallonie insoumise souhaite enfin rompre avec l’austérité et augmenter le pouvoir d’achat.