Depuis ce lundi 7 mars et jusqu'au 11 mars, des arrêts de travail quotidiens sont et seront observés, à la Haute École de la Province de Liège.

Comme l'indique la CGSP-Enseignement en effet, l'objectif de ces arrêts de travail est de réclamer des financements afin de régler des problèmes structurels au niveau des moyens, tant matériels qu'humains.

"Depuis 25 ans, le financement des Hautes Écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles ne progresse pas suffisamment au regard de l’augmentation de la population étudiante", indique le syndicat dans un communiqué de presse. "Cette diminution effective des moyens à disposition détériore progressivement les conditions de travail et cause un mal-être inacceptable dans les départements de la Haute école de la Province de Liège axés sur des apprentissages pratiques et donc nécessitant un encadrement spécifique. Le département des Sciences de la motricité en est un triste exemple. En effet, l’accroissement de la population étudiante, constante depuis ces dix dernières années, y justifie des moyens supplémentaires".

Selon le syndicat toujours, la situation ne cesse de se dégrader et, régulièrement, "il est demandé aux étudiants et aux enseignants de s’entasser dans des classes de cours exiguës, de « voyager » sur 7 sites différents, de diviser par 2 l’encadrement en stage, de multiplier par 2 le suivi de rapport de stage et la supervision de travaux de fin d’étude et de subir un chaos organisationnel quotidien".

En décembre et en janvier, des actions de grève avaient déjà été menées pour dénoncer cette situation dans le département des Sciences de la motricité.

Aujourd'hui encore, la CGSP-Enseignement demande :

  1. La priorisation des engagements d’enseignants dans ce département

  2. Une solution structurelle pour supprimer les déplacements chronophages, entre les différents sites du département,

  3. Une concertation réelle sur l’organisation de la HEPL.

"La CGSP-Enseignement tient à ce que des conditions de travail décentes soient apportées tant au personnel enseignant qu’aux étudiants du département. Tant que le problème du sous-encadrement n’aura pas été solutionné, il sera impossible d’arrêter les actions syndicales".