La mutation du site LBP (anciennement Cuivre et Zinc), à Chênée se poursuit. La Ville de Liège projette d’y développer, à terme, une nouvelle zone d’activité économique (ZAE), un parc ainsi que deux zones d’habitat en bordure de Vesdre.

Afin de rendre possible cet ambitieux projet, la Spaque entreprend un nouveau chantier de réhabilitation consistant en la prise en charge des terres polluées au droit des futurs parc et ZAE.

Les terres contaminées en huiles minérales, en hydrocarbures aromatiques monocycliques, en métaux lourds et en hydrocarbures chlorés organiques volatils seront ainsi excavées et évacuées en centres de traitement agréés. Les excavations seront ensuite remblayées par des terres issues du site et des terres d’apport.

Au vu de l’influence positive des travaux d’assainissement réalisés en 2014, 2015 et 2019 sur sa qualité, l’eau souterraine contaminée en huiles minérales et en métaux lourds fera l’objet d’un suivi afin de s’assurer de la régression de la pollution par les processus d’atténuation naturelle en cours.

Ce chantier sera suivi d’une ultime étape (hors financement Feder) destinée à réhabiliter l’ensemble des sols contaminés situés au droit des deux futures zones d’habitat envisagées par la Ville de Liège.

Métaux lourds

Les travaux actuels font suite à ceux réalisés sur l’ensemble du site depuis 2012. Tout a commencé avec la déconstruction des bâtiments (halls, château d’eau, cheminée, etc.), de 2012 à 2013. Ensuite, durant les années 2014 et 2015, la Spaque a procédé à la prise en charge de deux spots de pollution situés au nord-est et au sud-ouest du site, essentiellement pollués en hydrocarbures et métaux lourds. Un spot supplémentaire a été pris en charge entre 2019 et 2020.

200 ans d’activités

Le premier laminoir est installé sur ce site de 7,5 hectares en 1808. En 1882, l’usine prend le nom de Usines à Cuivre et à Zinc (souvent abrégée en Cuivre et Zinc).

Cuivre et Zinc arrête ses activités en 1985, mais UCA, puis LBP redémarre l’installation trois ans plus tard. Les activités cessent définitivement en 2004. L’entreprise occupait alors encore 186 personnes.