Voilà plusieurs jours que les réseaux sociaux recelaient des messages encourageants les Liégeois et les autres à revenir en Cité ardente ce samedi pour remettre le couvert et "taper sur la flicaille".

Ces messages ont été pris au sérieux par les autorités judiciaires qui ont pris toutes les mesures nécessaires pour accueillir comme il se doit les manifestants. Signalons au passage qu’aucune demande de manifestation n’a été introduite à la ville. Pire, le bourgmestre a pris un arrêté, ce vendredi, interdisant toute manifestation sur le territoire de la Ville de Liège ce samedi.

Mais, on le sait peu, l’appel à l’émeute est une infraction pénale qui peut déboucher sur une condamnation allant jusqu’à trois mois de prison. Les instigateurs de tels rassemblements pourraient également être considérés comme coauteurs des infractions pénales, parfois très graves, qui pourraient être commises.

C’est dans cet esprit que la police a interpellé, vendredi matin, deux personnes qui ont, non pas, créé, mais partagé des messages appelant à un rassemblement ce samedi.

Il s’agit de deux jeunes Liégeois qui, pour leur part, n’ont pas participé aux émeutes de la semaine dernière.

Privé de libertés et interrogés, les deux jeunes ont admis avoir partagé les messages, pensant qu’i s’agissait d’un appel à une manifestation de soutien à une dame victime de violence policière.

Les deux jeunes gens ont donc été remis en liberté, mais l’enquête judiciaire se poursuit. D’autres personnes seraient d’ailleurs en passe d’être identifiées.

Pour rappel, lors des événements survenus samedi dernier, 36 policiers ont été blessés suite notamment à des jets de pierre. Le commissariat situé rue de la Régence a été attaqué et plusieurs commerces, dont le magasin JD Sports, ont été la cible de vandales place Saint-Lambert.

Jean-Michel Crespin