Le ministre Marcourt l’avait annoncé au sortir de la dernière réunion de la task force le 29 mai : des négociations exploratoires auraient lieu entre la direction du groupe Mittal et le ministre régional de l’Economie. Une ou plusieurs rencontres que Jean-Claude Marcourt souhaitait prolonger en invitant les syndicats liégeois autour de la table.

C’est chose faite puisque les rencontres bilatérales entre Mittal et Marcourt ont déjà eu lieu, dans la plus grande discrétion. Et ce lundi doit se tenir une réunion tripartite avec les syndicats.

Ces rencontres représentent à la fois un espoir et un aveu d’échec pour le ministre. En effet, elles ont sans doute pour objet de négocier le maintien de certaines lignes de la phase à froid condamnées par Mittal en janvier mais elles témoignent donc aussi de l’incapacité de la task force à trouver un repreneur pour les outils liégeois fermés par le numéro 1 mondial de l’acier.

Mittal va-t-il lâcher du lest ou, au contraire, rester sur sa position ? Bien malin celui qui pourra répondre à cette question avant l’heure. On évoque un possible sauvetage des lignes LP2 de Ramet, Galva 5 de Flémalle ou encore HP4 de Marchin mais sans aucune garantie.

Une chose est toutefois certaine : la cokerie d’Ougrée et la centrale énergie, qui faisaient pourtant partie du plan de fermeture, sont sauvées. Un deal a été récemment conclu entre Mittal et Niagara Mining, un groupe minier anglo-saxon qui deviendra co-propriétaire de l’outil avec Mittal.

Un plan d’investissement d’au moins 135 millions d’euros, visant à rendre la cokerie moins polluante, est prévu. Les nouveaux investisseurs souhaitent en effet faire prolonger le permis d’exploitation jusqu’en 2052, soit 30 ans de plus que la date actuelle d’expiration.

La moitié des emplois sur les deux sites serait préservée, soit entre 200 et 250 postes, une des rares bonnes nouvelles dans cette catastrophe sociale.