Geoffrey, 32 ans, de Grâce-Hollogne, a été condamné par le tribunal correctionnel à une peine d’amende de 2 400 euros ou 1 mois de prison et 7 ans d’interdiction de posséder des animaux pour avoir abandonné sans soins, sans eau, ni nourriture, le bouledogue de sa compagne décédée deux ans avant les faits. C’est la soeur de la défunte qui a averti les autorités. 

Cette dernière s’est inquiétée de l’état du chien après le déménagement de Geoffrey et a découvert l’animal agonisant dans un appartement situé à Ouffet et dans lequel Goeffrey avait habité. C’est cette dame qui avait offert le bouledogue anglais à sa soeur. En 2018, la propriétaire du chien est décédée. L’animal a été confié à Geoffrey, son compagnon. 

En février 2020, l’homme a quitté l’appartement Ouffet. La dame qui avait offert le chien s’est inquiétée du sort réservé à l’animal. Elle a questionné Geoffrey, mais les réponses données par se dernier n’ont pas convaincu la dame. Le 13 avril 2020, celle-ci a donc décidé de se rendre dans l’appartement pour en avoir le coeur net. Et ce qu’elle a découvert était horrible. En effet, le chien qu’elle avait offert à sa soeur a été tout bonnement abandonné dans les lieux ! L’animal avait été laissé sans soins, sans nourriture et sans eau ! Le bouledogue anglais était en train d’agoniser. Il ne pesait plus que treize kilos ! L’animal avait été abandonné dans cette situation peu enviable depuis de nombreuses semaines ! 

 Le lendemain de sa découverte, le chien a été vu par un vétérinaire. Il était dans un état de malnutrition avancé. Il souffrait d’anémie, mais aussi de déshydratation. A la suite d’une plainte déposée en juin par l’acheteuse du chien, Geoffrey a été convoqué par la police. Mais ce dernier ne s’est jamais présenté au commissariat et n’a jamais été entendu. Dans son jugement, le tribunal a tenu compte des antécédents judiciaires de l’intéressé "certes non spécifiques, mais qui témoignent d’un mépris des règles en vigueur." La juge a souligné le mépris présenté par Geoffrey pour le bien-être du chien dont il devait s’occuper, mais aussi de son indifférence face aux conditions de vie du chien. La juge a souligné la nécessité de faire prendre conscience au prévenu du caractère fautif de son comportement, mais aussi de son absence de réaction aux convocations.