Amay a pris son deuxième point de la saison face à Warsage. Enfin le déclic ? Réponse avec Renaud Jacques.

Ce n’est plus un secret : la mission d’Amay sera difficile, même très difficile. Avec seulement deux unités, il occupe la dernière place au général. Pourtant, ce week-end, les Amaytois ont partagé l’enjeu sur le terrain de Warsage (1-1). L’effet du nouveau coach, Karim Nouichi ?

"Peut-être", pense Renaud Jacques, un des joueurs du club. "En tout cas, il est beaucoup plus strict. Depuis mardi, nous avons énormément travaillé et il nous oblige à presser plus haut alors qu’avec Pierre Destexhe (NdlR : l’ancien entraîneur), nous étions plus souvent dans notre camp en essayant de jouer trop au football", complète-t-il.

Malgré ce (bon) point, Renaud Jacques espérait mieux. "Un tel résultat peut être satisfaisant lorsque l’on repart de zéro mais les trois points étaient largement à notre portée. Le coach a eu des contacts avec Philippe Gustin et il a remis la défense de la saison dernière, ce qui n’a pas mal fonctionné", dit le médian défensif.

Autre fait remarquable face à Warsage, la moyenne d’âge des réservistes était de vingt ans. La situation du club offre-t-elle la possibilité aux jeunes de se mettre en avant ? "C’est vrai qu’ils ont leur chance et si nous nous maintenons, ils se feront remarquer", estime Renaud Jacques, qui tente de leur apporter quelques conseils lorsqu’il le peut.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Renaud Jacques sait de quoi il parle. Au club depuis… 18 ans, le joueur y a réalisé toutes ses classes de jeune, formé par son papa. "Même s’il n’est plus entraîneur au club, je pense qu’il fait partie des meubles", explique le formateur-soudeur de profession.

Malgré toutes ces années passées dans le village, il a dû attendre d’avoir 22 ans pour devenir incontournable en équipe première. "Même si je suis peut-être en train de me faire un nom, ça sera toujours difficile pour moi de quitter Amay. Mais je ne pense pas à mon avenir. D’abord, nous devons nous sauver en P1 comme nous l’avons toujours fait."