Suite à des tests de sécurisation réalisés la semaine dernière dans le Parc de la Boverie, la Ville de Liège a décidé de procéder, en urgence, à l’abattage d’un Populus x canadensis dont l’état s’est fortement détérioré, présentant dès lors un risque pour la sécurité publique. En effet, les résultats de l’expertise réalisée ont révélé que le risque de rupture de branches et/ou de tronc était significatif. Vu l’état sanitaire du peuplier, un déracinement complet est même possible.

Le périmètre concerné étant fortement fréquenté par les usagers du parc, le danger que l’arbre représente aujourd’hui au niveau de la sécurité du passage sur l’espace public a été jugé trop important par le service de Gestion forestière, qui a donc recommandé au Collège communal de procéder à l’enlèvement de l’arbre dans les plus brefs délais. Cette intervention aura lieu mardi 29 et mercredi 30 septembre.

En 2017, lors de la précédente inspection, l’état sanitaire de ce Populus canadensis était satisfaisant. Mais un examen visuel récent a permis d’identifié la présence d’un champignon qui cause la dégradation du bois : le carpophores de ganoderma. Le fait qu’il soit situé à 2 mètres de haut alors qu’il se développe habituellement au niveau du tronc explique la déterioration récente du peuplier. En effet, sous forme de pourriture blanche fibreuse, ce champignon dégrade les composants du bois et engendre une perte de résistance mécanique de l’arbre pouvant entrainer la chute de branches, voire le déracinement.

Par ailleurs, alors que cette essence demande des sols frais et plutôt humides, la sécheresse printanière et les canicules estivales de 2020 (en cours depuis 2018) ont provoqué des stress hydriques importants chez cet arbre.

Une surveillance accrue est prévue pour les autres arbres de grande taille situés dans le parc de la Boverie, même si, ni les racines apparentes, ni le tronc ne présentent à ce jour de champignons du même type ou de défauts mécaniques majeurs.