Ce lundi soir, le conseil communal de Liège se réunissait pour la première fois après les émeutes qui ont secoué la Cité ardente, le 13 mars dernier… Ce fut logiquement l’occasion pour l’ensemble des élus de s’exprimer sur cette terrible journée lors de laquelle des émeutiers venus de tout le pays ont saccagé le centre-ville, en marge de manifestations liées à la crise sanitaire.

Comme l’a rappelé Willy Demeyer, "36 policiers ont été blessés lors de ces émeutes lors desquelles nous avons assisté à une agressivité peu connue". Et d’épingler au passage le rôle nouveau joué par les réseaux sociaux dans l’emballement de l’incident.

Depuis le 13 mars, les critiques ont été nombreuses à l’égard des jeunes casseurs notamment mais elles furent aussi virulentes à l’égard de la police et de certains commentaires qualifiés de racistes, l’ensemble alimentant le clivage et la haine. C’est la raison pour laquelle Willy Demeyer a insisté ce lundi soir pour lever le doute : "Je peux vous assurer que la police de Liège n’est pas atteinte d’un phénomène structurel de dysfonctionnement lié au racisme", a-t-il indiqué. "Avec la hiérarchie de la police, nous avons en tout cas toujours fait en sorte que cela ne soit pas le cas". Et d’insister encore sur l’attitude des policiers ce samedi 13 mars, qui, "comme par le passé, a été agressée mais a toujours tenu bon, comme elle l’a fait place Saint-Lambert donc. Cela s’est avéré être le seul choix tactique possible".

Malgré les nombreuses critiques exprimées par les partis de gauche contre les propos tenus par le MR, qualifiés de récupération politique, la cheffe de groupe libérale Diana Nikolic a quant à elle tenu bon et a, une fois de plus, insisté sur la politique de tolérance zéro "qui est dans l’accord de gouvernement fédéral auquel Ecolo participe", a-t-elle rappelé. Non sans insister sur le fait d’éviter tout amalgame.

En marge des événements enfin, la majorité PS-MR a aussi avancé cette "solution", votée ce lundi soir… à savoir l’acquisition de bodycams, placées sur l’équipement des policiers. "Cet outil doit en effet permettre d’objectiver les comportements de la population de manière à ce qu’il n’y ait pas d’ambiguïté"… Un outil nécessaire doit-on comprendre à une époque où les fakes news attisent les comportements extrêmes.