Comme les piscines de Spa, de Theux ou encore d’Aywaille, la piscine de Chaudfontaine a connu un été plutôt morose… mi-juillet en effet, lorsque les eaux de la Vesdre ont envahi la vallée, le bassin de natation calidifontain était en première ligne, le long de cette rivière devenue sauvage. Un important chantier de rénovation devait débuter, c’était une question de semaines et un montant de 3 millions était réservé pour cette réhabilitation. La catastrophe a tout stoppé net.

Aujourd’hui toutefois, huit mois après le sinistre, la perspective de rénover cette infrastructure fragilisée reste bien réelle. Mais il faudra du temps…

Comme nous l’a confirmé l’échevine des Sports, Anne Thans, un élément majeur doit encore être connu pour permettre de valider une réhabilitation en profondeur. "Une première étude a bien été réalisée", explique l’échevine des Sports de Chaudfontaine. "Après les inondations, nous avons demandé cette étude pour nous assurer de la stabilité du bâtiment." Nous l’évoquions voici quelques mois déjà : les résultats furent positifs puisque la stabilité globale de l’édifice est assurée. Néanmoins, un élément, appartenant aussi à la structure, doit encore être testé. "Il s’agit du toit ouvrant."

L’une des particularités de l’édifice est en effet ce toit ouvrant qui permet, lorsque la météo l’autorise, de découvrir le bassin… "C’est quelque chose auquel nous tenons et l’étude n’a pas permis de déterminer si la toiture, lorsqu’elle s’ouvrait, restait bien dans son rail." Pour ce faire, explique encore l’échevine, un test grandeur nature doit être réalisé. "Et cela prend énormément de temps car des engins doivent être utilisés lors de cette opération."

Lorsque ce doute sera levé, seulement alors, Chaudfontaine pourra élaborer le nouveau cahier des charges de rénovation de la piscine, l’ancien, réalisé avant les inondations, étant obsolète. "Mais notre intention est toujours bien de rénover en profondeur la piscine", confirme-t-elle encore.

En termes de délais, l’échevine ne souhaite dès lors pas être trop optimiste : "Je confirme en effet qu’il n’y aura pas de nouvelle piscine avant la fin de la législature." Le dossier doit être envoyé à Infrasports (pour subsides) pour le 30 juin au plus tard.