C'est encore le flou qui entoure les circonstances d'un accident grave survenu au Plopasaqua de Hannut.

Samedi vers 13 heures, un homme s'est engagé dans le parcours de la rivière sauvage. Arrivé dans le bassin de réception, le client du centre aquatique a fait de grands gestes avec ses bras avant de couler dans le fond du bassin. Ses gestes bien visibles sur les images de caméras de surveillance n'auraient, selon les proches du blessé, pas attiré l'attention des maîtres-nageurs qui ne seraient intervenus que plusieurs minutes plus tard, alors que le client était inconscient.

L'homme a ensuite été pris en charge par les services de secours et transporté à l'hôpital. Là, les médecins ont estimé que ses jours étaient en danger.

L'épouse du malheureux s'est présentée ce lundi matin à la police. Elle y a déposé plainte contre Plopsaqua et ses maîtres nageurs et ce, pour non-assistance à personne en danger.

Du côté de la direction de Plopsaqua, on confirme l’incident survenu ce samedi. "On n’a rien à cacher et je suis content d’avoir des images. J’ai eu l’occasion de les analyser. On y voit en effet un monsieur qui est clairement en difficulté là où le bassin a maximum 1,4 mètre de profondeur. Je ne suis pas docteur, mais ce monsieur fait un mouvement bizarre qui pourrait laisser penser à un malaise. Nous attendons l’analyse des médecins pour savoir si c’est bien le cas", commente Steve Van den Kerkhof, le directeur général de Polopsaqua qui rappelle l’accent mis sur la sécurité dans ses parcs aquatiques.

"Premièrement, notre sauveteur chargé de la surveillance de la sortie de la rivière sauvage était bien présent et a fait son travail. On m’a d’ailleurs dit que des personnes ayant assisté à la réanimation avaient félicité nos équipes d’intervention.” 

Sur l’aspect plus technique, le directeur a totale confiance en son outil. “Nous faisons fabriquer la rivière sauvage par le spécialiste anglais numéro 1 dans ce secteur. Aussi, l’installation a été contrôlée une première fois par la société TUFF Grèce et une deuxième fois par une équipe de TUFF Pays-Bas. Et elles nous ont assuré de la conformité de notre rivière sauvage.”

Cet incident intervient une dizaine de jours après un autre qui avait failli coûter la vie à un enfant dans un bassin extérieur. L’intervention d’un visiteur du parc avait pu lui éviter la noyade. “Là où il y a de l’eau, il y a toujours un risque, rappelle Steve Van den Kerkhof. Notre sauveteur avait mis 50 secondes pour être sur les lieux.”

Et ce samedi ? “Je n’ai pas su l’évaluer. Mais, je le répète. Le surveillant en charge de la sortie de la rivière sauvage était bien présent. Il a fait son boulot.”