"Cela va vous sembler bizarre mais j’aurais aimé qu’il y ait de moins en moins de gens qui puissent venir tant chez vous qu’à la fondation. Pourquoi ? Car cela voudrait dire que la société se porte mieux", a souligné ce vendredi le Prince Laurent, de passage à Liège pour inaugurer les nouvelles installations du dispensaire vétérinaire de la Fondation Prince Laurent.

En effet, en avril dernier, le dispensaire a quitté Seraing, où il était établi depuis 1999 mais où il manquait d’espace, pour rejoindre le CaSS de la Province de Liège, sur le site du quartier militaire Saint-Laurent à Liège. Il vient ainsi compléter le réseau d’associations de la santé et du social qui a été constitué autour des services provinciaux en la matière pour améliorer la prise en charge des personnes éprouvant des difficultés à un moment de leur vie ou se trouvant dans une situation de grande précarité.

Le Prince Laurent n’était pas seul pour visiter les nouvelles installations du dispensaire liégeois. Il s’est dit impressionné, estimant qu’il s’agit du dispensaire, sur les 5 que compte la fondation en Belgique, "le plus complémentaire, le plus parfait". Sa fille, la princesse Louise, l’accompagnait ainsi que des membres du conseil d’administration de la Fondation Prince Laurent, la baronne Delruelle et Madame Solvay de la Hulpe, toutes deux proches du prince.

À la question de savoir pourquoi la princesse Louise était venue à Liège avec lui, il a répondu que "c’est le devoir de tout parent de montrer la vie comme elle est, la société et son développement". "Je pense que je manquerais à mon devoir si je ne le faisais pas. C’est très important que la génération qui suit soit au courant des défis que l’on retrouve dans la société", a-t-il ajouté.

Fréquentation en hausse

Depuis l’ouverture le 22 avril dernier, la fréquentation a augmenté. Pas moins de 120 nouveaux bénéficiaires s’y sont inscrits !

Le dispensaire comprend des cabinets de consultation, une salle de radiographie, des salles d’opération et de réveil. Plusieurs vétérinaires y sont actifs ainsi que des étudiants en dernière année de médecine vétérinaire. En deux mois, quelque 230 animaux, essentiellement chiens et chats, ont été reçus en consultation. On y dénombre quelque 250 interventions, 70 vaccinations et 36 identifications.

Ce rapprochement permet ainsi à des personnes précarisées ou disposant de ressources modestes de faire soigner leur animal pendant qu’elles sont elles-mêmes prises en charge au CaSS. C’est d’autant plus important que, souvent, "l’animal constitue un soutien fidèle et inconditionnel pour des personnes seules, malades ou handicapées", a relevé la députée provinciale en charge de la santé, Katty Firquet.