Ce jeudi 25 février, de nombreuses actions seront menées dans tout le pays… les organisations syndicales réclament en effet en front commun une revalorisation salariale et, de facto, une reconnaissance des travailleurs.

Parmi les requêtes sur la table, cette volonté de revoir la marge salariale dans le secteur privé. "Pour 2021-2022, les employeurs veulent en effet accorder une marge salariale de 0,4 % maximum pour l’ensemble du secteur privé… Soyons sérieux", commente Jean-Marc Namotte, secrétaire fédéral de la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien, "une augmentation salariale de 0,4 %, cela ne représente même pas 1 sac de pommes de terre par mois ; même pas 1 sandwich garni ; même pas 1 aller-retour en bus… Juste une aumône !".

Pour les organisations syndicales, la marge doit donc être indicative "de manière à retrouver une liberté de négociation".

"Ce que refusent les fédérations patronales arguant que les entreprises manquent de liquidités. Pourtant, rien que sur Liège-Huy-Waremme, 831 entreprises ont distribué des dividendes supérieurs aux bénéfices réalisés", constate de son côté Jean-François Ramquet, secrétaire régional FGTB Liège-Huy-Waremme. "Qu’ont en commun La Lorraine Barchon, Magotteaux, Arceo, Leonardo Belgium ou Air Liquide Medical ? Elles ne mettent aucune limite aux profits des actionnaires…".

Ce jeudi, plusieurs actions seront donc menées (dans le respect des règles sanitaires précisent les organisateurs), à 11 h place de l’Opéra et Espace Tivoli à Liège notamment mais également dès 7 h 30, aux entrées des deux centres-villes de Verviers et d’Eupen.

En outre, à Eupen, une prise de parole aura lieu au Friedenspark vers 8 h 15 tandis qu’un rassemblement avec des prises de parole, sera organisé à partir de 9 h sur le parking du hall des Sports de Gérardchamps.