La lutte contre la pauvreté, aujourd’hui plus que jamais, et à tous les niveaux, avec une pension minimum augmentée à 1500 euros et de meilleures allocations sociales, dignes, solides… C’est ce qui réunissait ce lundi matin sur le coup de 11 h 30 ces centaines de manifestants, place du XX Août à Liège. Ici comme à Herstal et Seraing en effet, c’est en front commun que les syndicats se sont réunis… pour faire le point sur l’essentiel en quelque sorte, alors qu’un nouveau gouvernement se profile.

"Durant cette crise, vous les travailleurs, vous avez souffert", a d’entrée déclaré Jean-François Ramquet, secrétaire régional FGTB, "alors qu’une entreprise comme Amazon a fait des millions de bénéfices. Nous demandons simplement l’augmentation logique des allocations sociales… Car vivre avec une pension de 1 200 euros par mois, c’est n’est pas vivre dignement".

Un chômeur et une personne sans-papiers se sont ensuite succédés à la tribune pour relater les conditions compliquées vécues durant le confinement, "sans revenu". "Nous, le salaire minimum, nous ne connaissons même pas alors que nous sommes la plupart du temps exploités", commentait ce sans-papiers.

Et Daniel Cornesse, permanent principal interprofessionnel CSC Liège-Verviers, de rappeler quelques revendications des syndicats : "une pension à 1 500 euros par mois car une fin de vie digne n’est pas négociable" ; tout en appelant "le futur gouvernement à s’engager à geler définitivement la dégressivité pour les allocations de chômage. C’est possible, nous l’avons fait pour cette crise ! Qui peut prétendre encore que le chômage est un luxe, qui peut prétendre encore que la dégressivité aide à trouver un emploi ?".

Sur le coup de midi, c’est dans le calme que la manifestation s’est "diluée" dans la ville.