Il sera interdit de manger sur place ! Une plainte sera déposée auprès de la Commission Européenne


POLÉMIQUE OUPEYE En marge de la procédure des recours qui, plus que jamais, plombent l’entrain autour du Trilogiport, présenté comme l’avenir de l’économie liégeoise (lire ci-contre), une autre actualité risque bien de faire bondir un peu plus les riverains de la future plateforme multimodale, annoncée sur 100 ha à côté d’Hermalle-sous-Argenteau, entre la Meuse et le Canal Albert. C’est celle relative à la pollution atmosphérique.

D’ici peu en effet, une plainte sera introduite auprès de la Commission Européenne. Une épine de plus (et de taille) dans le dossier du Trilogiport. “Ce que nous contestons est que l’étude d’incidences a évalué les particules pm10 mais par les pm2,5”, explique Me Kettels, du cabinet d’avocats Misson. Or, des particules pm2,5, il y en a et il y en aura plus encore avec le Trilogiport et le charroi des camions. “Celles-ci sont liées aux moteurs Diesel et sont responsables de maladies graves. Les filtres à particules ne peuvent rien car elles sont trop petites”. Et elles n’ont donc pas fait l’objet d’une évaluation conteste Me Kettels qui compte donc introduire une plainte d’ici quelques semaines, dans le cadre de la défense des riverains du site.

Difficile pour l’heure d’assurer que cet argument de pollution portera un coup fatal au dossier mais, clairement, ce n’est pas la première fois que cet aspect est évoqué dans le projet.

Dans le cadre de l’assainissement du sol (obligatoire), plusieurs prérogatives sont en effet inscrites dans le cadre du travail des hommes de chantier. Des prérogatives inquiétantes… Par exemple, il sera interdit de travailler un nombre d’heures trop élevé sur le site ou encore de manger sur le site. Pas évident. Autre détail effrayant : la présence d’une conciergerie est proscrite… pollution oblige !

© La Dernière Heure 2013