L’hôpital de la Citadelle a ouvert un service de consultation dans ce but.

Le CHR de Liège a ouvert des consultations essentiellement portées sur la cigarette électronique. Les patients pourront y poser des questions sur l’utilisation de la vapoteuse, bénéficier d’un accompagnement pour arrêter de fumer l’e-cigarette ou d’une aide pour se sevrer.

Ce type de consultation en milieu hospitalier serait unique en Belgique, a indiqué le CHR de la Citadelle. Au niveau de la toxicité, la cigarette électronique ne délivre ni goudrons, ni monoxyde de carbone, substances que l’on retrouve dans la cigarette classique . Cependant, elle peut comporter de la nicotine en quantité variable. Il pourrait également y avoir, dans la fumée inhalée, de faibles quantités de substances toxiques telles que le formaldéhyde ou les nitrosamines.

"À l’heure actuelle, on ne connaît pas les effets à long terme sur la santé, mais sur base des dernières études, il semble que la vapoteuse soit nettement moins toxique que le tabac fumé", explique Marie-Christine Servais, tabacologue au CHR de la Citadelle.

"La vape peut être un bon outil pour arrêter de fumer ou pour éviter de rechuter dans le tabagisme, à condition d’être utilisée à bon escient : il faut trouver le bon modèle, l’arôme qui convient, savoir quel taux de nicotine prendre, quel liquide choisir et limiter son utilisation dans le temps."

À travers ces consultations, la Citadelle permet à des spécialistes de donner des infos aux patients sur la polémique autour des e-cigarettes. Ils accompagnent aussi le fumeur d’e-cigarettes, comme celui de cigarettes, vers la technique la plus adaptée pour stopper la consommation.

"L’étude de juillet 2019 montre que l’e-cigarette aide les fumeurs à stopper le tabac, mais révèle aussi qu’un an après l’arrêt de la cigarette, ils vapotent toujours. Notre rôle est de les conduire vers le détachement total", conclut Marie-Christine Servais.