Liège Un ambitieux projet voit le jour sur ce terrain de 7 000 m2 au Thier-à-Liège.

C’est en avril dernier que Kim, Aurélie et Anaïs ont décidé de reprendre la section apicole de Liège. "Une section qui était devenue moribonde", nous explique Kim, membre de l’ASBL baptisée Les Reines de Liège.

Ayant suivi la formation d’apiculture de la Province, les trois apiculteurs en herbe avaient en effet décidé de faire germer un projet pour le moins ambitieux en allant plus loin qu’une simple "maintenance" de ruches à Liège. Profitant de l’oreille attentive de la Ville de Liège, ils ont décidé de créer sur ce terrain de 7 000 m² longeant le boulevard Hector Denis (Thier-à-Liège), une pépinière rucher.

"C’est un espace très bien exposé qui nous a été prêté par la Ville et la Régie foncière", se réjouit Kim. "Depuis le 1er août, nous disposons d’un bail précaire et nous avons déjà défriché la zone." Ici, pas de "simples" ruches donc mais le souhait d’agir pour la préservation de la biodiversité, à long terme.

"L’idée est donc de créer sur cette parcelle une pépinière rucher où on planterait toute une série de plantes mellifères", explique le Liégeois, "on y ajouterait trois serres pour les plants. Nous souhaitons aussi créer deux mares de biodiversité, pour les abeilles bien sûr mais aussi pour être autonome en eau". Avec un système de récupération d’eau de pluie notamment. Et dans un "coin", les ruches, "de différents types, dont certaines de biodiversité".

On le comprend, le projet des Reines de Liège n’est pas fermé sur lui-même, que du contraire… "L’objectif est de susciter un intérêt auprès du grand public." Il s’agirait notamment de créer des liens entre les différents apiculteurs de la région via une mutualisation des savoirs et du matériel (lire ci-dessous).

À la Ville de Liège et plus particulièrement au cabinet de la Transition écologique de Gilles Foret, on se réjouit de cette dynamique. "Car nous souhaitons évidemment jouer un rôle de facilitateur", précise l’échevin. "Nous mettons à disposition le terrain, les ruches…" Ce qui participe à cet objectif fixé dans le plan Maya.

Et ce n’est qu’un début, doit-on comprendre, puisque l’objectif est aussi de fournir du matériel de récupération et de favoriser par des "dons", le développement des plantes mellifères.