Lundi prochain, le 28 septembre, des perturbations ne sont pas à exclure dans divers secteurs, à l’exception des chemins de fer et des services de police, en raison du préavis d’action national déposé en front commun syndical (FGTB-CSC-CGSLB). Perturbations qui, s’il y en a, devraient être limitées en région liégeoise sachant qu’il n’est pas question d’organiser une manifestation avec cortège comme ce fut le cas lors d’actions précédentes… En effet, en raison des mesures sanitaires liées à la pandémie de Covid-19, la CSC et la FGTB organisent plusieurs rassemblements de manière à ne pas dépasser les 400 personnes autorisées en extérieur. Ces rassemblements sont prévus, à 11 h 30, à Liège (place du XX août), à Seraing (place communale) et à Herstal (place Jean Jaurès). La FGTB mènera seule une autre action à Huy (face à la piscine). Il s’agira donc d’actions statiques avec respect des distances et port du masque, assure-t-on.

À travers ce préavis d’action, le front commun syndical entend insister sur le fait que les inégalités sociales continuent de se creuser, d’autant plus suite à la crise du Covid-19. Les actions qui se dérouleront aux endroits prévus visent à réclamer une amélioration des allocations sociales et un renforcement de la sécurité sociale.

1 085 € nets par mois

"Dans le cadre de la loi relative au pacte de solidarité entre les générations, il est prévu une enveloppe pour la liaison au bien-être qui est à négocier entre les interlocuteurs sociaux pour le 15 septembre. La date est passée et jusqu’ici, les employeurs ont refusé d’entamer les négociations", précise Joël Thône, président de la FGTB Liège-Huy-Waremme. "Cela concerne toutes les allocations : chômage, d’insertion, pensions, indemnités de maladie et d’invalidité, accidents de travail et maladies professionnelles. Nous voulons arriver à un niveau de pension de 1 500 € nets par mois et nous exigeons que toutes les allocations sociales soient au-dessus du seuil de pauvreté". Seuil fixé, à ce jour, à 1 085 € nets.

Le front commun réclame aussi le maintien, au moins jusqu’à la fin de l’année, du gel de la dégressivité des allocations de chômage et d’insertion, y compris pour les artistes. "À cause de cette crise, beaucoup de personnes n’ont pas pu trouver un emploi et si le gel de la dégressivité n’est pas maintenu, elles vont être pénalisées", souligne Jean-Marc Namotte, secrétaire fédéral de la CSC Liège-Verviers-Ostbelgien, ajoutant que l’augmentation grâce à l’enveloppe bien-être est de l’ordre de 2,5 %.