Une plainte déposée contre Greenpeace qui avait pénétré le site en mars.

En mars dernier, des membres de Greenpeace pénétraient sur le site nucléaire de Tihange à l’occasion du 3e anniversaire de la catastrophe de Fukushima et ce, afin de réclamer la fermeture des centrales. Electrabel a décidé de déposer plainte contre cette intrusion.

"Les avocats préparent le dossier. L’important est que cette intrusion soit reconnue comme infraction", explique Serge Dauby, le porte-parole du site nucléaire de Tihange.

Greenpeace a réagi à cette annonce. "Cette nouvelle plainte est totalement absurde", estime Michel Genet, directeur de Greenpeace Belgique. "Nous avons récemment constaté que la sécurité interne de nos centrales n’était pas garantie. Pourquoi Electrabel ne clarifie-t-il pas le sabotage de Doel 4 ? Et où en est le dossier des microfissures de Doel 3 et Tihange 2 ? La fiabilité de nos vieilles centrales est plus problématique que jamais mais le mystère continue de planer et Electrabel préfère détourner l’attention", poursuit-il.

Le hasard du calendrier a voulu que l’annonce de cette nouvelle plainte pour intrusion intervienne le jour où la cour d’appel de Liège rendait son arrêt dans le dossier de l’intrusion de Greenpeace sur le site d’Electrabel en octobre 2006.

La cour d’appel de Liège a condamné Greenpeace Belgium par une simple déclaration de culpabilité, pour des faits d’intrusion sur le site de la centrale nucléaire de Tihange. Deux membres de Greenpeace ont été acquittés alors qu’Electrabel a été débouté de sa demande de dédommagement sur le plan civil. "La cour a rejeté la demande d’Electrabel et constaté qu’aucun document présenté par Electrabel ne justifiait un éventuel dommage provoqué par Greenpeace", se réjouit Michel Genet.

"Le fait que l’intrusion est reconnue est le plus important", estime-t-on chez Electrabel .