Le syndicat (SLFP) l'a annoncé ce vendredi midi : une action de grève a débuté ce 24 décembre au sein de la zone de secours Liège Zone 2 IILE-SRI, soit la zone couvrant les communes d'Ans, Awans, Bassenge, Beyne-Heusay, Chaudfontaine, Crisnée, Engis, Esneux, Fexhe-le-haut-Clocher, Flémalle, Fléron, Grâce-Hollogne, Herstal, Juprelle, Liège, Neupré, Oupeye, Saint-Georges-sur-Meuse, Saint-Nicolas, Seraing et Visé. Au niveau du personnel de garde ce vendredi dès lors, on compte 80 absents pour 38 présents d'après la liste de garde...

De nombreux postes pompiers ont dû être fermés :

- Poste de Grâce-Hollogne ;

- Poste de Grivegnée ;

- Poste de Hermalle ;

- Poste de Flémalle.

Concrètement, le préavis dénonce des procédures disciplinaires abusives envers 2 agents ; une entrave au droit de grève ; une entrave à la concertation, au dialogue social et aux prérogatives syndicales ; une assurance accident de travail par rapport à laquelle ils ne constatent aucune amélioration ; le manque de personnel d'une manière générale et la suppression abusive des congés du personnel ; le manque de moyens et de personnel durant la gestion des inondations ; et enfin la présence d'amiante dans 75% des murs de la caserne Ransonnet.

Concernant les procédures disciplinaires, le syndicat estime que "l’autorité a tenté d’ajouter des pièces compromettantes aux dossiers, alors que ces pièces n’avaient visiblement aucun lien avec les agents".

Par ailleurs, le syndicat précise que les inondations que notre ville a vécues en 2021 "ont aussi révélé, une fois de plus, un cruel manque de personnel. Nos effectifs opérationnels ont été complètement débordés et l’autorité s’est reposée en grande partie sur les renforts d’effectif et de matériel envoyés par des services extérieurs. Comment peut-on expliquer que d’autres zones soient capables de nous envoyer des effectifs en renfort, alors que notre zone peine déjà à ouvrir certains postes en situation normale ? Durant les inondations, un grand nombre d’agents se sont sentis humiliés en voyant les autres zones aller sur le terrain à leur place".

Selon le syndicat toujours, beaucoup d’agents qui s’étaient portés volontaires n’ont jamais été rappelés et ont regardé les autres services protéger leur ville à leur place, assis bien au chaud dans leur fauteuil, dans la frustration la plus totale… "L’autorité s’est justifiée auprès du personnel en disant qu’il fallait préserver les agents de la fatigue et qu’il ne fallait pas risquer d’entraver la couverture du secteur."

La zone se dit surprise par la méthode et les motifs invoqués

Face à ce mouvement de grève, la direction de la zone de secours a tout d'abord confirmé que les capacités de réponse et d’envoi de vecteurs d’aide à la population sont directement impactées; 3 casernes sur 7 sont actuellement fermées en région liégeoise. "Face à ce constat et afin de garantir un service d’aide à la population digne de ce nom, la Zone de Secours a décidé de procéder à des réquisitions de personnel via le Gouverneur de la Province de Liège". En outre, la Zone de secours s'est dite "surprise par la méthode qui vise à transmettre un préavis de grève sans date d’exécution, sans délai et sans date de fin. De plus, les motifs invoqués font état de plusieurs éléments pour lesquels il n’y a actuellement aucune nouvelle demande de concertation ou négociation syndicale".