Le Liégeois Dominique Fanara a participé de très près à l’organisation de la Plume Rouge, Grand Prix de dictée en langue française.

La finale de la première édition de la Plume Rouge, Grand Prix de Marrakech de dictée en langue française, a eu lieu ce samedi dans la ville impériale marocaine.

Particularité : le président d’honneur de ce concours était Liégeois.

Dominique Fanara (59) arrive petit à petit au terme d’une carrière dans les assurances et l’immobilier. Cela fait plus de vingt ans qu’il se rend régulièrement à Marrakech, une ville qu’il apprécie particulièrement.

Il s’y est lié d’amitié avec Marouan El Oudani, un ancien policier qui s’était mis en tête d’organiser un événement unique : un concours pour enfants de 8 à 12 ans étudiant dans les nombreuses écoles privées de la ville (elles sont plus de 150).

Les Européens jouissant d’un prestige certain au Maroc, Marouan El Oudani a demandé à Dominique Fanara de se joindre à lui.

L’organisation était gigantesque. Chaque école a d’abord organisé ses propres éliminatoires puis une demi-finale a eu lieu au Musée de l’Eau avec 1 008 élèves, avant une grande finale rassemblant 90 élèves dans un important hôtel de la ville.

Les caméras de la chaîne 2M, une des plus grandes chaînes privées du Maroc étaient présentes et les partenaires de qualité étaient nombreux, ce qui permettait de remettre des prix intéressants, y compris en espèces. Plus de 50 000 dirhams (environ 5 000 euros) ont ainsi été distribués en présence des autorités, dont le maire de la ville.

"L’objectif était de renforcer encore l’intérêt pour la langue française dans un pays francophile mais où l’anglais prend de plus en plus d’importance", explique Dominique Fanara. "Nous avons aussi voulu l’organiser de façon digitale pour coller au plus près avec la réalité de ces jeunes pour qui tout se passe désormais sur tablette. J’ai vraiment été séduit par l’idée, à laquelle j’ai tenté d’apporter mon expérience."

Maladie de jeunesse

Si la finale s’est très bien déroulée, les enfants affichant un large sourire, l’organisation a dû faire sa maladie de jeunesse. "La demi-finale a été perturbée", continue Dominique Fanara. "À cause d’un problème d’internet au Musée de l’Eau et parce que certains parents entraient parfois de façon intempestive dans la salle du concours, nous avons pris du retard et certaines écoles ont préféré s’en aller avant la fin. On nous a accusés de tous les péchés du monde et il est vrai que nous avions notre part de responsabilités mais pas toute la responsabilité."

"Nous avons tenu à rembourser très rapidement ceux qui sont partis et nous avons mis un point d’honneur à reprendre les choses en mains pour que la finale se passe bien. Ceux qui sont partis de façon impulsive doivent le regretter aujourd’hui et notre plus beau souvenir, ce sera certainement la joie des finalistes."

Un premier bilan de l’organisation aura lieu très prochainement mais l’événement est certainement amené à prendre de l’ampleur car d’autres villes (Casablanca, Rabat, Fès, Meknès, Oujda, Agadir et Tanger) ont déjà marqué leur intérêt.